Le Conseil économique et social (Ces) a lancé, ce jeudi 20 août 2026 au Novotel Hôtel de Cotonou, le processus d’élaboration de son Plan stratégique 2027-2031. Une démarche destinée à donner à l’institution un nouveau cap, dans le contexte de la réforme de ses missions et de son architecture.

Le Conseil économique et social veut désormais avancer avec une feuille de route claire. À l’occasion du lancement de l’élaboration de son Plan stratégique 2027-2031, le président du Ces, Abdoulaye Bio Tchané, a insisté sur la nécessité de planifier pour mieux transformer l’institution et renforcer son utilité au service de la nation. « Si vous ne planifiez pas, vous planifiez votre échec, vous programmez même votre échec », a-t-il déclaré. Pour le président du Ces, cette exigence de planification prend tout son sens au regard des transformations engagées au sein de l’institution.

Créé il y a plus de trente ans dans le sillage de la Conférence nationale, le Ces a connu plusieurs évolutions. Abdoulaye Bio Tchané a notamment rappelé la réflexion engagée en 2016 sur la pertinence du maintien de l’institution. Plutôt que sa suppression, le choix a été fait de la transformer pour lui conférer un mandat « plus pertinent, plus utile à la communauté » et davantage adapté aux attentes des pouvoirs publics. C’est dans cette logique que s’inscrit le nouveau plan stratégique. Le président du Ces souhaite un document « clair, consensuel et ambitieux », accompagné d’un mécanisme efficace de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation.

Un plan qui ne doit pas être « hors sol »

Abdoulaye Bio Tchané a surtout appelé à éviter une planification déconnectée des réalités nationales. « Ce plan ne doit pas être une démarche hors sol », a-t-il insisté en substance, plaidant pour son alignement sur les grandes orientations du pays. Le document devra ainsi prendre en compte la Vision Alafia, les instruments nationaux de planification ainsi que les futures orientations de l’action gouvernementale.

Il devra également intégrer les priorités présentées par le ministre en charge de l’Économie et des finances, Aristide Mèdénou, au cours de la cérémonie. Lesquelles priorités sont, entre autres, l’éradication de l’extrême pauvreté, la promotion du digital, de l’innovation  et la territorialisation des politiques publiques. Le président du Ces a  d’ailleurs insisté sur l’importance d’associer le ministère de l’Économie et des finances au processus, afin de garantir la conformité du futur plan aux standards nationaux de planification.

Une institution au plus près des territoires

Avec la nouvelle architecture du Ces, comprenant désormais un Conseil national et des conseils départementaux dans les douze départements, l’ancrage territorial apparaît comme un enjeu majeur. Le futur plan devra donc contribuer à faire du Ces un véritable facilitateur du dialogue économique et social sur l’ensemble du territoire.

De son côté, le rapporteur de la commission chargée du processus, Célestin Guidimey, a assuré que toutes les dispositions seront prises pour conduire les travaux avec rigueur et dans les délais impartis.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE 

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