L’Association des jeunes déclarants et mandataires en douane du Bénin (Ajdmdb) a appelé, jeudi 20 août, à une meilleure prise en compte des réalités du terrain dans la conduite des réformes portuaires et douanières. L’organisation a également plaidé pour une reprise effective du transit vers le Niger et pour des mesures destinées à améliorer les conditions de travail des professionnels.
Réunis à Cotonou autour du thème « Enjeux portuaires et réalités douanières : les jeunes déclarants et mandataires prennent la parole », les responsables de l’Ajdmdb ont livré leur lecture de la situation du secteur et formulé une série de propositions. Pour le président Marouf Salami et son équipe dont l’activité se trouve directement liée au fonctionnement du Port autonome de Cotonou, la reprise du transit vers le Niger demeure une urgence économique. L’association salue les démarches diplomatiques engagées par les autorités béninoises et souhaite leur aboutissement rapide. La longue interruption du corridor, souligne-t-il, a durement affecté les opérateurs et fragilisé une partie de l’écosystème portuaire. L’Ajdmdb pointe plusieurs difficultés quotidiennes. L’interdiction de circuler à pied dans l’enceinte portuaire, conjuguée aux coûts liés aux badges et laissez-passer, complique notamment les déplacements des usagers. L’association propose la mise en place de navettes internes à tarif accessible afin de faciliter la mobilité.
Autre préoccupation, la fermeture du parc de regroupement et d’escorte des véhicules en transit. Selon les conférenciers, cette situation oblige certains conducteurs à stationner dans des espaces inadaptés avant les longs trajets vers le Niger, le Burkina Faso, le Mali ou le Tchad. Ils demandent donc la réouverture ou l’aménagement d’un espace sécurisé permettant les contrôles et les interventions mécaniques nécessaires. L’association s’est également prononcée sur la réforme IM8 8400, dont elle reconnaît l’intérêt en matière de traçabilité, tout en appelant à une meilleure clarification de son champ d’application. Elle demande par ailleurs le remboursement de 45 000 Fcfa qu’elle affirme avoir été prélevés hors barème lors d’un incident informatique, ainsi qu’une révision de certaines pratiques de pénalités sur le site d’Atral.
Prises de position
Sur les ventes aux enchères, l’Ajdmdb souhaite enfin que l’importateur d’origine puisse bénéficier d’une possibilité de règlement transactionnel avant la mise en vente des marchandises. A travers ces prises de position, les jeunes déclarants veulent surtout être associés aux décisions qui touchent leur métier. L’association demande son intégration aux comités de concertation de la chaîne portuaire et douanière, ainsi qu’une attention accrue des pouvoirs publics à leurs conditions de travail. Pour l’Ajdmdb, il s’agit de préserver l’attractivité du corridor béninois et de consolider la compétitivité du Port de Cotonou dans un environnement sous-régional de plus en plus disputé.
M.M.



