La salle de réunion d’Enabel PARSAD à Cadjèhoun a abrité ce jeudi 6 août 2026, la validation de la Stratégie Genre de la Police républicaine. Une étape jugée historique par les acteurs présents, dans un processus engagé depuis plusieurs mois sous l’impulsion du Directeur général de la police républicaine.

L’objectif est clair : conformer la police aux engagements internationaux, notamment la résolution 1325 des Nations Unies, et intégrer pleinement la dimension genre dans les normes et pratiques de l’institution. Il s’agit de se rapprocher davantage des populations, de répondre à leurs besoins spécifiques et surtout d’affirmer la présence et la participation effective du personnel féminin dans l’exécution des missions régaliennes.

L’atelier poursuivait trois ambitions. Revenir sur la démarche d’élaboration du document, apprécier collectivement sa cohérence et recueillir les observations des participants afin d’aboutir à une version finale et opérationnelle.

Au nom du directeur général empêché, le directeur des ressources humaines Mathias Atchèdémessi a rappelé que la cellule genre de la police républicaine a été officiellement créée par décision du 18 mars 2026. Pour lui, l’intégration du genre n’est pas une formalité. C’est une nécessité opérationnelle et stratégique. La sécurité exige la pleine participation de toutes et de tous. Cette diversité améliore la capacité de l’institution à répondre aux besoins des communautés et constitue un canal de rapprochement police population. Il a salué le courage du personnel féminin et appelé à un engagement collectif pour la mise en œuvre de la stratégie.

Représentant le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Judicaël Kpochémè a salué la vision de la hiérarchie policière qui fait du genre un levier de performance, d’efficacité opérationnelle et de cohésion. Il a invité les participants à apporter leur expertise pour doter la police d’un document de qualité.

Le directeur d’Enabel au Bénin Olivier Krins a, pour sa part, insisté sur la portée du partenariat entre le Royaume de Belgique et le Bénin. Pour Enabel, le genre n’est ni un slogan ni une exigence administrative. C’est un choix institutionnel qui guide les interventions. Il a souligné que valoriser la diversité des talents permet de mieux comprendre les besoins des citoyens et de renforcer la confiance des populations. Il a salué le caractère participatif de la démarche, gage d’appropriation.

Prenant la parole pour lancer officiellement les travaux, la présidente de l’Institut national de la femme a salué les avancées déjà perceptibles dans l’accueil des victimes au niveau des commissariats. Elle a rappelé que la police constitue le premier point de contact et que la qualité de l’écoute conditionne la suite du parcours des victimes. Huguette Bokpè Gnancadja a plaidé pour des actions concrètes qui traduisent la stratégie dans le quotidien. Promouvoir des femmes à des postes de responsabilité, adapter les procédures, former et sensibiliser.

Elle a formé le vœu que le plan stratégique devienne un document ambitieux, réaliste, assorti d’indicateurs mesurables et de responsabilités claires.

À l’issue des échanges, les amendements proposés seront intégrés. La Police républicaine entend ainsi se doter d’un outil concret pour bâtir une institution plus équitable, plus représentative et plus performante au service de tous les citoyens.

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