Initié dans le cadre du projet OPERA (Ocean Prediction Enhancement in Regions of Africa), le MOOC sur les fondamentaux de la prévision océanique a mobilisé le 27 juillet 2026, près de 1200 participants provenant de 111 pays. L’ampleur des inscriptions témoigne à la fois de l’engouement Suscité par le projet et de son rayonnement, tant à l’échelle régionale que mondiale.

Parmi les 1162 participants inscrits, 770 soit près des deux tiers, résident en Afrique, répartis dans 41 pays, tandis que 392 proviennent du reste du monde. Le Bénin, le Nigeria et le Cameroun figurent parmi les pays les plus représentés, aux côtés du Brésil et de l’Indonésie. Près de 40% des participants sont titulaires d’un master ou d’un doctorat, illustrant le niveau académique élevé et la diversité de cette première promotion. « Ce MOOC est une invitation à changer notre regard sur la prévision océanique. Pendant trop longtemps, cette discipline a semblé inaccessible. Aujourd’hui, nous démontrons que chacun, où qu’il se trouve, peut comprendre le fonctionnement de l’océan et apprendre à anticiper son comportement. C’est précisément ce dont le monde a besoin », a déclaré Dr Babette C. Tchonang, responsable scientifique et technique des activités de renforcement des capacités du projet OPERA.

La présente formation se veut un parcours d’apprentissage couvrant toute la chaîne de la prévision océanique. Répartie sur sept semaines, soit environ 21 heures de formation, cette formation débute par une introduction au système de prévision océanique. Elle aborde ensuite les principes physiques qui gouvernent la circulation océanique, la modélisation numérique, les systèmes d’observation et l’assimilation des données, avant d’explorer des applications concrètes dans les domaines de la pêche, de la gestion côtière, de la sécurité maritime et des politiques environnementales.
« Les participants découvrent les systèmes d’observation par satellite et in situ, flotteurs Argo, bouées ancrées et radars haute fréquence, ainsi que les techniques d’assimilation de données utilisées pour calibrer les modèles en temps réel. Le cours est dispensé en anglais, avec des sous-titres en français. Les participants qui terminent la formation et réussissent les évaluations obtiennent un certificat reconnu, délivré via FutureLearn et accrédité par la CIPMA Chaire UNESCO », a ajouté Dr Babette C. Tchonang.
Au sein de cette communauté internationale, 500 participants ont été sélectionnés sur la base de la qualité de leur candidature afin d’intégrer une cohorte dédiée. Ils bénéficieront d’un accompagnement tout au long de la formation, du premier au dernier module. Des sessions hebdomadaires en direct leur permettront d’échanger directement avec l’équipe pédagogique, tandis qu’un suivi régulier les aidera à transformer les connaissances acquises dans chaque module en compétences concrètement mobilisables dans leurs pays respectifs.
Au-delà de la cohorte, une sélection supplémentaire se verra offrir la possibilité d’aller plus loin. Les participants les plus engagés seront invités à prendre part à trois webinaires dédiés ainsi qu’à un atelier en ligne de trois jours, au cours duquel ils travailleront en pratique avec les instructeurs sur des exercices avancés. Les participants ayant suivi ce parcours approfondi recevront un certificat délivré par l’Université de Toulouse, en reconnaissance du niveau d’engagement et d’expertise supplémentaire démontré.

Une équipe pédagogique internationale mobilisée

Derrière ce MOOC, dix chercheurs et enseignants basés au Bénin, au Cameroun, en France, en Italie, en Espagne et aux États-Unis, ont mis en commun leurs expertises pour concevoir un programme rigoureux, interactif et ancré dans les réalités opérationnelles. L’équipe réunit Stefania Ciliberti (Nologin Oceanic Weather Systems, Espagne) ; Gaël Alory et Nicholas Hall (Université de Toulouse, France) ; Serena Illig (IRD, France) ; Emanuela Clementi (CMCC, Italie) ; Fernand Assene (Université d’Ebolowa, Cameroun) ; Frédéric Bonou (ICMPA UNESCO Chair, Bénin) ; ainsi que, aux États-Unis, Ebenezer Nyadjro (Mississippi State University), A. Nathanael Dossa (University of Miami) et Babette C. Tchonang (Florida State University).
« Ce qui me passionne dans ce cours, c’est qu’il ne s’arrête pas à la théorie. Nous avons conçu chaque module afin que les apprenants puissent immédiatement relier les connaissances acquises aux défis concrets qui les entourent, qu’ils soient pêcheurs, gestionnaires du littoral, scientifiques ou étudiants », a déclaré Frédéric Bonou, chercheur et enseignant à la CIPMA-Chaire UNESCO de l’Université d’Abomey-Calavi, au Bénin.
Développé dans le cadre des activités de renforcement des capacités du projet OPERA, ce MOOC est le fruit d’une collaboration entre la CIPMA-Chaire UNESCO de l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) et le réseau Gulf of Guinea Ocean Sciences Summer School (GGOSSS), avec le soutien de Mercator Ocean International et un financement de l’Union européenne dans le cadre du programme Arc X / Global Gateway. Notons que le projet OPERA est une initiative d’une durée de cinq ans mise en œuvre par Mercator Ocean International, avec un financement de l’Union européenne dans le cadre du programme Arc X.

M.M

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