Ces dernières années, les célébrations de la fête nationale du 1er août sont aussi l’occasion de mettre en lumière la richesse linguistique du Bénin. Sans modifier l’hymne national L’Aube nouvelle, les autorités ont choisi de le faire interpréter, tour à tour, dans plusieurs langues nationales, une initiative qui suscite un intérêt grandissant.
La célébration de la fête nationale du 1er août offre désormais un nouveau rendez-vous avec la richesse culturelle et linguistique du Bénin. Sans changer le statut de l’hymne national « L’Aube nouvelle », les initiatives visant à le faire vivre dans les langues nationales suscitent un intérêt croissant.
Il existe notamment une version de l’hymne national en fongbé, témoignant de la volonté de valoriser les langues du terroir autour de ce symbole majeur de la Nation. Au fil des célébrations, d’autres langues nationales ont également été mises à l’honneur, notamment l’adja et le dendi, renforçant l’idée d’un hymne qui reflète la diversité des communautés béninoises.
Au-delà de l’aspect culturel et protocolaire, cette démarche participe à une meilleure appropriation de l’hymne national par les populations. Elle rappelle que la diversité linguistique, loin d’être une division, constitue une composante essentielle de l’identité béninoise, une richesse pour le Bénin. Cette démarche renforce également le sentiment d’appartenance nationale.
L’édition 2026 a, rappellons-le, mis à l’honneur le dendi, langue principalement parlée dans le nord du pays. Ce choix peut traduire une volonté de valoriser progressivement les différentes composantes du patrimoine culturel béninois. Et chaque interprétation offre aux populations l’occasion de redécouvrir les paroles de L’Aube nouvelle dans une langue qui leur est familière, sans remettre en cause le statut de l’hymne officiel, dont le texte de référence demeure en français.
Après l’adja et désormais le dendi, une question revient désormais dans les discussions : à quelle langue nationale reviendra l’honneur d’interpréter l’hymne lors de la prochaine célébration de l’indépendance ? Une interrogation qui témoigne de l’intérêt croissant des Béninois pour cette initiative devenue, au fil des années, un moment attendu des festivités du 1er août.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



