‎La mairie de Cotonou ne s’aligne point avec l’allégorie : « Chien qui aboie ne mord pas ». Du moins par sur le projet de la remise en ordre de l’espace public à Cotonou. Annoncée le vendredi 18 septembre dernier au détour d’une conférence de presse, l’opération de libération des espaces publics par les véhicules abandonnés, les épaves, les carcasses et les garages irrégulièrement installés a bel et bien pris son envol ce lundi 21 septembre 2026. 

Le quartier de ville d’Agontinkon dans le 8è Arrondissement est le premier à recevoir les émissaires de la municipalité. Il sonnait 11h37′, ce lundi 21 septembre 2026 quand la dépanneuse-grue de la Mairie de Cotonou a dégagé le premier des véhicules illégalement stationnés dans une rue d’Agontinkon devant un garage en attente de maintenance. Ainsi lança, l’opération de remise en ordre de l’espace public par la Mairie de Cotonou. C’est désormais du passé le temps de l’inaction et d’occupation anarchique des véhicules, des épaves, des carcasses et des garages sur des espaces publics dans la ville de Cotonou. La remise en ordre de l’espace public est lancée et prendra le temps qu’il faut pour son effectivité totale. Pour une opération qui devrait débuter le 12 juillet dernier, l’équipe communale a accordé plus de deux mois supplémentaires aux gérants des garages illégalement érigés sur les espaces publics de se conformer aux exigences consignées dans le communiqué signé du  Maire de la ville de Cotonou, le 13 Avril 2026.

‎Le constat après ce temps de mou et de flexibilité reste mitigé. « On est descendu sur le terrain aujourd’hui pour voir de ce dont nous avons convenu, qu’est-ce qu’il en est. Le constat est qu’on a remarqué que certaines personnes ont fait le ménage, mais certains se sont dit non, c’est des effets d’annonce, ils ne viendront pas. » a signifié la Première Adjointe au Maire, Arlette Bello Epse Saïzonou. À leur grand désarroi, les contrevenants font face aux rigueurs de la loi. Plus d’une dizaine de véhicules et des épaves ont été libérés des espaces publics à Agontinkon dans la 8è Arrondissement et un peu plus dans le 6è (11 véhicules de garage et 8 épaves, soit un total 19 véhicules mise en fourrières) lors de cette première descente des services techniques de la municipalité.

‎‎Les véhicules et épaves dégagés sont soumis à des pénalités et amendes que les propriétaires devront s’acquitter dans les 90 prochains après leur saisine. « Pour les épaves, l’amende municipale qui est prévue est de 100 000 francs. En dehors de ces 100 000 francs, les frais d’enlèvement ainsi que les frais de gardiennage seront à la charge du propriétaire du véhicule. Pour les véhicules qui se retrouvent dans l’espace des garages installés sur la voie publique ou dans le domaine public, ils auront à payer les frais d’enlèvement, les frais de gardiennage, mais également les frais afférents à l’espace occupé par le véhicule dans le domaine public qui sera calculé par les services techniques de la mairie. » a martelé Gulio Soglo, Directeur Adjoint de la Police Municipale. « L’arrêté municipal prévoit que tout véhicule ramassé dans ces conditions, qui ne sera pas l’objet d’un retrait par son propriétaire au bout de 90 jours, fera l’objet d’une vente aux enchères par voie de justice. » a-t-il poursuivi.

Jeraud LANGANFIN GLELE

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