C’est désormais officiel. Le Sénat, nouvelle chambre haute du Parlement béninois, a été installé ce jeudi au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Une étape majeure qui consacre l’entrée du Bénin dans le bicaméralisme.
La cérémonie s’est déroulée en présence des présidents des institutions de la République et de plusieurs membres du gouvernement.
Elisabeth Pognon assure l’intérim du Doyen Soglo
Initialement prévue sous la présidence du doyen d’âge Nicéphore Dieudonné Soglo, la séance a finalement été conduite par la doyenne d’âge par intérim, Elisabeth Pognon, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle.
Elle était entourée de la Sénatrice Adidjatou Mathys et du Sénateur Charles Toko, le plus jeune de la mandature.
Dans son discours, Elisabeth Pognon a mis l’accent sur la responsabilité qui incombe désormais à la nouvelle institution.
« Plaçons notre confiance en cette chambre pour le renforcement de notre démocratie », a-t-elle déclaré, invitant les sénateurs à faire du Sénat un espace de sagesse et de recul législatif.
Cap sur le règlement intérieur
Après la prestation de serment et les discours, les 26 sénateurs se sont retirés dans la salle polyvalente Antoine Kolawolé Idji pour les travaux internes.
Première mission : examiner et adopter sur le champ le Règlement intérieur de l’institution. Ce texte, une fois déclaré conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle, ouvrira la voie à l’élection du Bureau du Sénat.
Lors d’une prochaine séance, les sénateurs procéderont donc à l’élection des trois membres du Bureau : le Président, le Premier Vice-président et le Rapporteur.
Une institution pour consolider la démocratie
Créé par la révision constitutionnelle de décembre 2025, le Sénat est composé de 26 membres : membres de droit, personnalités désignées par le Président de la République et par le Président de l’Assemblée nationale.
Avec cette installation, le Parlement béninois fonctionne désormais avec deux chambres. Le défi pour le Sénat sera de justifier sa plus-value dans l’examen des lois et dans le contrôle de l’action gouvernementale.
En attendant la validation de son Règlement intérieur, la chambre haute a donc lancé ses travaux. Une nouvelle page s’ouvre pour les institutions de la République.
Kola PAQUI



