Zul-Kifly Zakarie et son équipe ont présenté le mercredi 29 juillet 2026, au préfet du Borgou, le bilan de sa gestion communale, conformément à l’article 281 du code de l’administration territoriale. Acquis, défis, priorités et attentes vis-à-vis de l’État. Cette séance s’est déroulée en présence des autorités communales et préfectorales dans la salle des fêtes de la mairie de Parakou.
Dans son discours d’ouverture, le maire de Parakou a souligné le rôle de carrefour que joue Parakou entre le Nord et le Sud du pays. Zul-Kifly Zakarie a insisté sur une méthode de travail fondée sur « la constance de l’effort plutôt que l’éclat des annonces », et sur la nécessité d’une collaboration étroite entre l’État et les communes : « Le développement d’un territoire ne se décrète pas depuis un seul bureau, fut-il celui de la préfecture ou celui de la mairie.» a-t-il indiqué.
Ensuite une communication a été présenté par le secrétaire exécutif de la mairie, Hyacinthe Elegbédé autour du thème « présentation de la situation générale de la commune de Parakou : prise de contact du préfet avec la mairie de Parakou » cette communication a détaillé les atouts de la commune dans une vingtaine de secteurs relevant de sa compétence : agriculture, élevage, pêche, foresterie, artisanat, tourisme, santé, éducation, eau, hygiène et assainissement, entre autres. Sur le plan de la gouvernance, la mairie affiche un taux d’exécution de son plan de passation des marchés publics d’environ 80% pour la gestion 2025, une reconnaissance de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP) comme modèle en matière de procédures et d’archivage, ainsi qu’un score de 90,80% de respect des normes de bonne gestion selon l’audit 2025. Sur le plan des infrastructures, la communication a mentionné notamment la construction en cours d’un abattoir moderne.
Des défis reconnus par la mairie elle-même
Plusieurs défis majeurs restant à relever tels que : l’autonomie financière de la commune, l’attractivité économique via la valorisation de la zone franche industrielle, l’amélioration de la gouvernance et la digitalisation des services, l’emploi des jeunes, la sécurisation foncière via le Plan de développement urbain, ainsi que la salubrité publique. Trois chantiers spécifiques y figurent également : la réalisation de l’adressage de la ville, la réalisation d’une ceinture verte, et la mise en œuvre de la feuille de route sur la mobilisation des ressources propres.
Des demandes précises adressées à l’État
Dans la dernière partie de sa présentation, la mairie a formulé six demandes d’accompagnement auprès de l’État : la construction d’un nouvel Hôtel de Ville, la construction d’une nouvelle maison des jeunes, de la culture et des loisirs, la réalisation de collecteurs et caniveaux d’évacuation des eaux pluviales, l’installation de lampadaires pour l’éclairage public, la mise en place d’une police municipale, et la viabilisation des zones loties (ouverture de voies, extension des réseaux SONEB et SBEE).
Les priorités relevées par le préfet
Dans son intervention, le préfet du Borgou a insisté sur trois axes de collaboration prioritaires : la question sécuritaire, qu’il a qualifiée de « fléau » dans le Nord du pays, la lutte contre la commercialisation et la consommation de produits psychotropes, et l’engagement du conseil municipal dans la mobilisation des ressources locales. Il a par ailleurs, invité les responsables communaux, en particulier les directeurs, à s’impliquer davantage dans cet effort de mobilisation.
De son côté, le secrétaire exécutif de la mairie Hyacinthe Elegbèdé, a fixé un objectif clair : figurer de nouveau parmi les huit meilleures communes du pays à l’issue des prochains audits FADEC organisés par la CONAFIL, et a assuré de la disponibilité pleine et entière du personnel municipal pour y parvenir.
Un engagement mutuel de collaboration entre les deux niveaux de l’administration. Le maire a rappelé que « Parakou est la vitrine de tout le Nord », et c’est à travers elle que « l’on évalue les communes du Nord».


