Lorsqu’un incendie se déclare, l’attention se porte naturellement sur les flammes et les dégâts matériels. Pourtant, le danger ne s’arrête pas là. Les fumées dégagées par les feux de forêt, de végétation ou d’habitations peuvent parcourir de longues distances et exposer des milliers de personnes à des substances nocives, même loin du foyer de l’incendie.
La pollution de l’air constitue l’un des principaux risques environnementaux pour la santé. Les fumées d’incendie renferment notamment des particules fines (PM2,5), du monoxyde de carbone et d’autres composés chimiques susceptibles de pénétrer profondément dans les poumons et même dans la circulation sanguine.
Leurs effets peuvent être immédiats : irritation des yeux, du nez et de la gorge, toux, difficultés respiratoires ou aggravation de maladies comme l’asthme. Chez les personnes les plus vulnérables, notamment les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes souffrant de maladies cardiaques ou respiratoires, l’exposition peut entraîner des complications plus sérieuses.
Face à ce risque, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), recommande de limiter les déplacements et les activités physiques en plein air lorsque l’air est fortement enfumé. L’organisation conseille également de rester autant que possible à l’intérieur, de maintenir les portes et les fenêtres fermées si la fumée est dense, de suivre les consignes des autorités sanitaires et de consulter un professionnel de santé en cas de difficultés respiratoires ou de symptômes persistants.
Alors que les incendies deviennent plus fréquents et plus intenses dans plusieurs régions du monde sous l’effet du changement climatique, la protection contre les fumées apparaît désormais comme un véritable enjeu de santé publique. Mieux informer les populations et adopter les bons réflexes peuvent contribuer à réduire les conséquences sanitaires de ces catastrophes.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



