Le ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan a procédé ce vendredi, 24 juillet 2026 au lancement officiel du Projet de Systèmes alimentaires durables pour une plus grande résilience et une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. Encore appelé Food Systems, le projet vise une accélération de la transformation des chaînes de valeur du riz et du maïs. 

Améliorer les politiques, la production et les marchés afin d’accélérer la transformation des chaînes de valeur du riz et du maïs, passant d’une faible productivité et de fortes externalités environnementales à des systèmes alimentaires durables, intégrés et performants, générant des avantages sociaux, économiques et environnementaux pour le Bénin. Tel est l’objectif visé à travers le présent projet financé par le Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) à hauteur de .966.207 USD et un cofinancement de 14.800.000 USD comme la contrepartie Béninoise, soit un coût global de 20.766.207 USD. Prévu pour être mise en œuvre dans les communes de Karimama, Malanville, Glazoué, Kétou et les Aguégués, le projet s’étend sur une période de cinq (05) ans. A en croire Paul-Henri Zoéwindé BOUDA, Représentant résident de la FAO au Bénin, le défi reste de construire des systèmes alimentaires plus performants, plus inclusifs, plus résilients et plus durables. Se réjouissant des progrès remarquables réalisés par le Bénin dans le secteur agricole, il admet que des défis majeurs persistent et affectent les systèmes de production et les moyens d’existence des populations rurales notamment la dégradation des terres, la baisse progressive de la fertilité des sols, les effets de plus en plus visibles des changements climatiques, la perte de biodiversité, les faibles capacités de transformation et de valorisation des produits agricoles ainsi que les difficultés d’accès à des marchés rémunérateurs. “Ces contraintes pèsent particulièrement sur deux filières stratégiques pour l’économie nationale et la sécurité alimentaire des ménages : le riz et le maïs“ a-t-il martelé. Et de préciser que le projet Food Systems ambitionne de transformer durablement les systèmes alimentaires dans leur ensemble, depuis la production jusqu’à la consommation, en passant par la transformation, la commercialisation, la gestion des ressources naturelles et la gouvernance territoriale. A travers ce projet, il est question de promouvoir un système alimentaire capable de nourrir durablement les populations tout en protégeant l’environnement, argue-t-il avant réitérer l’engagement de la FAO aux côtés du gouvernement béninois.

Restaurer les terres dégradées pour améliorer le rendement agricole

Procédant au lancement du projet, l’autorité ministérielle a fait savoir qu’au Bénin, les terres agricoles et les paysages qu’elles portent, sont de plus en plus menacés par les effets cumulatifs des activités anthropiques et du changement climatique, ce qui entraîne leur dégradation rapide. « En 2019, on estimait que plus de 5 millions de personnes au Bénin, soit environ 40 % de la population nationale, étaient exposées à la dégradation des terres, près de 38 % de la superficie totale étant classée comme dégradée. Cette dégradation affecte gravement les moyens de subsistance des populations, les privant d’accès à des services écosystémiques essentiels comme l’alimentation et l’eau, accroissant ainsi le risque de pauvreté » a déclaré le ministre Adin Yeton Bloukounon Goubalan. A l’en croire, le projet Food Systems sera mis en œuvre à travers quatre (04) composantes que sont le Renforcement de la cohérence des politiques et des instruments de marché pour le développement durable des systèmes alimentaires riz-maïs ; le soutien aux investissements du secteur privé dans les chaînes de valeur durables du maïs et du riz ; l’approche intégrée de gestion du paysage pour une production durable de maïs et de riz et la production et le partage des connaissances.  « Le projet permettra de restaurer 20.000 ha de terres dégradées, de mettre 114.900 ha sous les bonnes pratiques durables, d’impacter 36.000 bénéficiaires directes dans les cinq (05) communes d’intervention » précise le ministre. Il s’est, par ailleurs, acquitté d’un devoir de reconnaissance à l’endroit du FEM et de la FAO pour leur appui à la mise en œuvre dudit projet.

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