L’annonce par le maire de Cotonou, Luc Gnacadja, sur Bip Radio, de la construction d’une centaine de toilettes publiques marque une avancée importante dans la politique d’assainissement de la ville. Réparties sur plusieurs sites, ces infrastructures visent à améliorer l’hygiène, offrir un meilleur service aux usagers des espaces publics et contribuer à rendre la capitale économique plus propre.
Cette annonce concerne le projet des 118 blocs de toilettes publiques déjà annoncé par la municipalité. Prévu pour répondre aux besoins des populations dans les différents arrondissements de Cotonou, ce programme avait franchi une première étape avec la présentation, il y a plusieurs mois, d’un prototype à Aïbatin. Mais depuis cette présentation, une question demeure : où en est réellement la mise en œuvre du projet ? Combien de blocs ont été construits à ce jour ? Quand les populations pourront-elles accéder à ces infrastructures ?
Les sanctions déjà appliquées
Ces interrogations interviennent dans un contexte particulier. Alors que les autorités renforcent la lutte contre les urines en pleine rue, les amendes prévues contre cette pratique sont désormais appliquées. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pouvant atteindre 100 000 francs CFA. Si la nécessité de préserver un cadre de vie sain est largement reconnue, certains citoyens estiment que la mise à disposition d’alternatives doit accompagner la répression.
Dans plusieurs zones de Cotonou, les toilettes publiques restent encore rares, voire inexistantes ou difficilement accessibles. Pour être pleinement efficace, la lutte contre les comportements inciviques devra donc s’appuyer sur des infrastructures disponibles, accessibles et adaptées aux réalités des usagers. Le projet des 118 blocs de toilettes publiques apparaît ainsi comme une réponse attendue par les populations. Après l’annonce et la présentation du prototype, l’enjeu reste désormais celui de la concrétisation sur le terrain.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



