Cotonou, 17 juillet 2026. À la Cité ministérielle, la signature de deux accords de financement avec le Groupe de la Banque mondiale, pour un montant global de 320 millions de dollars, soit près de 183,5 milliards de francs CFA, avait tout d’un aboutissement. Ces enveloppes ne doivent rien au hasard. Elles sont le fruit d’un travail conduit au sommet de l’État par le président Romuald Wadagni, dont la crédibilité financière est devenue l’un des principaux atouts du pays auprès des bailleurs internationaux.
Ancien argentier de l’État devenu chef de l’État, Romuald Wadagni a fait de la qualité de la signature béninoise une marque de fabrique. Sa méthode, saluée des marchés internationaux aux institutions de Bretton Woods, tient en peu de mots : rigueur budgétaire, discipline technique, ambition assumée. Les 320 millions signés vendredi en sont la récolte, adossée à une relation de confiance bâtie dans la durée.
La journée en a livré la démonstration. Reçue au Palais de la Marina par le chef de l’État, Anna Bjerde, directrice générale des opérations de la Banque mondiale, a lancé le Cadre de partenariat pays 2026-2036, aligné sur la Vision 2060 du Bénin. Les deux accords du jour en constituent la première traduction concrète.
Un disciple dans le sillage du chef de l’État
Dans le sillage du président, Hugues Oscar Lokossou, ministre délégué chargé de la mobilisation des ressources extérieures, suit ces traces avec application. Formé à l’école de la méthode Wadagni, il a porté l’ingénierie de ces dossiers. Ces financements, a-t-il souligné devant la Banque mondiale, amélioreront la sécurité alimentaire, renforceront la connectivité territoriale et soutiendront la croissance économique.
Le premier accord, de 150 millions de dollars, finance le barrage hydro-multifonction de Dogo-Bis, sur le fleuve Ouémé. L’ouvrage, d’une capacité de 128 MW, associe énergie renouvelable, irrigation de 17 500 hectares, réduction de 40 % des risques d’inondation et restauration de 14 000 hectares de forêt. Ces 150 millions s’inscrivent dans une enveloppe globale de 580 millions. Pour le ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, Édouard Dahome, le barrage doit dynamiser la vallée de l’Ouémé, soutenir l’agriculture et accroître la capacité électrique nationale.
Le béton et l’humain, une même trajectoire
Le second financement, de 170 millions de dollars, porte sur le programme ALAFIA I, « Nourrir le Bénin pour l’avenir ». Consacré au capital humain, il vise à améliorer l’accès des populations, en particulier des femmes et des enfants, à des services de nutrition, de santé et de développement de la petite enfance. Deux dossiers complémentaires, l’un tourné vers l’infrastructure productive, l’autre vers l’humain, fidèles à une conviction chère au président Wadagni : ne jamais opposer le béton et l’humain.
Restera l’épreuve du terrain, projet après projet. Mais la mobilisation de ces 320 millions atteste déjà d’une capacité à convertir l’ambition en ressources concrètes. Et, derrière le chef de l’État, d’un ministre délégué qui apprend, pas à pas, à faire fructifier le même héritage.
M.M



