C’est désormais connu qu’à l’Espace Culturel Le Centre, chaque 1er vendredi du mois, le programme « Wa Cinéma  » déroule le tapis à une production cinématographique béninoise ou africaine. Vendredi 03 juin 2026, le film « Le Choc  » du réalisateur béninois Prince Ogoudjobi était à l’honneur. La 1ère partie a duré environ une heure. A la fin, les cinéphiles étaient tellement emballés qu’ils voulaient la 2e partie tout de suite.

« Le Choc  » c’est l’histoire d’un jeune béninois revenu d’Europe avec sa femme blanche. Celle-ci, une fois installée au village, s’est liée d’amitié avec une jeune femme qui a usé de subterfuges pour la convaincre qu’elle sera offerte en sacrifice au fétiche du village. La manœuvre vise à la faire partir pour en suite s’accaparer de son mari. Une manœuvre qui a réussi puisque malgré le désaccord de ses parents, le jeune va se marier à la fille du village, une fois sa femme blanche a fait ses bagages pour la France, de peur d’être sacrifiée. Mais le film ne s’arrête pas là. D’où l’insistance du public à demander la 2e partie.

Pour le réalisateur Prince Ogoudjobi, ce film est un vraiment un choc. Mais le vrai sens ne sera découvert qu’à la fin de la 2e partie, prévue pour être projetée le vendredi 08 août 2026. A ses dires, dès sa sortie en 2010, le film « Le Choc  » a eu du succès. La preuve, il a été acheté par TV5, Canal+ et Nollywood, a-t-il laissé entendre. Ceci à cause de l’originalité de l’histoire, une histoire vraie que Prince Ogoudjobi a vécue en personne quand il était au Nigeria.

Barnabé Affougnon, l’acteur principal du film, est heureux de constater que 16 ans après sa sortie, « Le Choc  » fait toujours des heureux. « Le cinéma accompagne le temps. Et nous autres, 16 ans après, ça nous fait énormément plaisir de nous revoir, et d’évaluer un peu tout ce parcours qu’on a eu. Et en toute franchise, « Le Choc » ça a été une très belle expérience qu’on a eu avec le réalisateur Prince Ogoudjobi et les acteurs également qui ont donné le meilleur pour que ce film soit vraiment cette réalité que nous vivons aujourd’hui. 16 ans après, je pourrais dire qu’on a fait de gros efforts » a soutenu Barnabé Affougnon.

Aux dires du Directeur de l’Espace Culturel Le Centre, Berthold Hinkati, les applaudissements, les interjections et autres montrent que le public a été véritablement accroché par « Le Choc » 1. « Il y en a qui voulaient tout voir en même temps, Ce qui est logique. Mais on ne pouvait pas montrer « Le Choc » 1 et « Le Choc » 2 en même temps. On risque d’aller à une heure tardive », a-t-il laissé entendre. Aux dires de Berthold Hinkati, le choix du film a été motivé par la volonté de montrer aux cinéphiles les réalités africaines, une manière de les conscientiser.

Ils se prononcent…

Fidélia Dossa, gestionnaire de projet

« Je viens de suivre la partie 1 du film Le Choc et déjà je dis merci au réalisateur. J’ai très bien aimé. Ça m’a rappelé l’enfance, parce que je me rappelle quand j’étais petite, mon papa amenait chaque fois des CD et on se réunissait en famille. Donc ça m’a rappelé les souvenirs d’enfance. Et franchement ça m’a fait plaisir d’assister à cela. Ce qui m’a marqué particulièrement, c’est quand j’ai découvert la façon dont Céline a fui le village pour retourner en France, après avoir appris qu’il y a un fétiche qui prend le sang de femme blanche. J’ai hâte de voir la suite ».

Anagonou Confort, élève en classe de Terminale

« Ce qui m’a marqué le plus, c’est que le film traduit la culture béninoise. Comment les choses se font au Bénin, en famille. Ce qui m’a le plus marqué, le producteur a traduit vraiment ce qui se passe dans nos familles. Je suis excité de suivre encore la deuxième partie. Et de savoir comment se terminera la scène ».

Bertrand HOUANHO

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici