Situé dans le premier arrondissement de Parakou, à proximité immédiate de la gare ferroviaire, le marché Dépôt s’étend sur une superficie de 10 530 m². Véritable poumon commercial de la ville, il est le théâtre d’innombrables échanges commerciaux qui rythment le quotidien des vendeurs et des acheteurs.
Dès 8 h 30, le marché commence à s’animer. Les commerçants s’installent progressivement, disposent leurs marchandises et se préparent à accueillir les premiers clients de la journée.
Le marché est organisé en plusieurs compartiments. « Ici, nous avons la zone des vendeurs de condiments à l’entrée, suivie de celle des articles ménagers, des articles de médicine traditionnelle, des produits de beauté et d’habillement, située au centre du marché. Nous avons également l’espace réservé aux bouchers. À l’autre extrémité se trouvent les vendeurs de céréales et de fruits », explique Mireille Babatoundé, vendeuse de produits de beauté. Selon elle, les espaces dédiés aux condiments et aux fruits sont les plus fréquentés.
Chaque jour, le marché Dépôt accueille de nombreux clients venus effectuer leurs achats. Pour les vendeurs, l’objectif est simple : attirer le plus de clients possibles afin de réaliser une bonne recette. Chacun reste attentif au passage des acheteurs, tout en mettant en valeur ses produits.
Les clients, quant à eux, fréquentent le marché pour diverses raisons. « J’aime venir ici à cause de la proximité », confie Elysé Fadonougbo. « Je dépense seulement 200 francs CFA pour le taxi afin de venir ici, alors qu’il me faut environ 500 francs CFA pour me rendre au marché Arzèkè », précise-t-il.
D’autres consommateurs effectuent leur choix en fonction des produits recherchés. C’est le cas de Brigitte, qui explique : « Je viens ici principalement pour acheter des poulets bicyclette. Pour les autres achats, je préfère me rendre parfois au marché Arzèkè. » Selon elle, le prix de certains produits varie d’un marché à l’autre. Ce qui augmente au marché Arzèkè peut baisser au marché Dépôt, et vice versa.
Si les activités à l’intérieur du marché prennent officiellement fin aux alentours de 18 h 30, l’ambiance ne s’éteint pas pour autant. Au bord du bitume, les vendeurs de condiments installent de nouveaux étals éclairés par des lampes et poursuivent leurs activités jusqu’à 21 h 30. Les appels des commerçants, les dernières négociations de la journée, le passage des travailleurs de retour chez eux et les odeurs de produits frais entretiennent une animation particulière. À cette heure, le marché Dépôt change simplement de visage : moins bruyant qu’en journée, mais toujours vivant. Une preuve que, dans ce haut lieu du commerce parakois, les échanges ne s’arrêtent jamais vraiment ; ils se prolongent jusqu’à la nuit, au rythme des derniers clients et de l’espoir d’une ultime vente avant de refermer les étals.
Leylath TORO (Stg)



