L’annonce de l’interdiction du pesticide « Sniper » remet sur la table une question déjà soulevée par le passé avec les produits cosmétiques prohibés : celle de l’effectivité du retrait définitif des produits interdits sur le marché béninois.
En effet, la campagne de retrait de plusieurs produits cosmétiques jugés nocifs ne date pas d’hier. Malgré les décisions prises et les opérations de contrôle annoncées, ces produits continuent d’être visibles dans de nombreux points de vente, alimentant les interrogations sur l’efficacité du dispositif de retrait et de surveillance.
Le même défi se pose aujourd’hui avec le « Sniper ». Si l’interdiction marque une étape importante dans la protection de la santé publique, sa réussite dépendra surtout de la capacité des autorités à assurer un retrait réel et durable des stocks existants, à renforcer les contrôles sur les circuits de distribution et à sanctionner les contrevenants.
Pour de nombreux observateurs, le précédent des produits cosmétiques constitue un test grandeur nature. Faute d’un mécanisme rigoureux de suivi, de saisie et de contrôle permanent, le risque demeure que le « Sniper », à l’instar des cosmétiques interdits, continue de circuler clandestinement sur le marché.
Au-delà des annonces, de quelques saisies, c’est donc l’application effective de la mesure qui sera scrutée dans les prochaines semaines.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



