Le changement climatique est identifié comme une menace directe pour le développement dans le Rapport Annuel Pays 2025. Le Système des Nations Unies a donc renforcé son appui à l’adaptation.
Les sécheresses, les inondations et l’érosion fragilisent déjà les moyens de subsistance de nombreuses communautés. Face à cette urgence, l’ONU a recentré une partie de ses projets sur l’agroécologie et la prévention des risques, avec pour objectif de protéger les populations les plus exposées et de sécuriser les acquis en matière de sécurité alimentaire.
Le rapport met en avant des initiatives de gestion durable des terres et de restauration des sols dégradés. L’ONU accompagne les communautés dans la préservation de la biodiversité et l’amélioration de la résilience des systèmes agricoles. La gestion de l’eau et la lutte contre l’érosion constituent également des priorités, notamment dans les zones rurales fortement dépendantes de l’agriculture pluviale.
L’accès à l’énergie renouvelable fait partie des solutions promues afin de réduire la dépendance aux énergies polluantes et limiter l’empreinte carbone. Par ailleurs, l’ONU a appuyé le Gouvernement dans la préparation et la réponse aux catastrophes naturelles, avec un accent particulier sur les inondations récurrentes.
L’action onusienne vise à concilier croissance économique et protection de l’environnement. Le rapport rappelle que sans résilience climatique, les progrès réalisés en matière de revenus et de sécurité alimentaire risquent d’être remis en cause. L’adaptation est ainsi présentée non comme une option, mais comme une condition de survie pour le modèle de développement béninois.
Thomas AZANMASSO



