Le poulet et les œufs figurent parmi les aliments les plus consommés par les ménages béninois. Pourtant, derrière cette consommation se cache une réalité préoccupante : le pays ne produit que 20 % de ses besoins.

L’élevage de volailles, appelé aviculture, englobe la production de poulets, pintades, dindes, canards, cailles, pigeons et autres oiseaux domestiques destinés à la consommation de viande ou à la production d’œufs. Au-delà de son rôle dans l’alimentation, cette activité constitue une importante source de revenus pour de nombreux producteurs et représente un potentiel considérable de création d’emplois.

Chaque année, le Bénin a besoin d’environ 100 000 tonnes de produits avicoles, mais sa production nationale ne dépasse pas 20 000 tonnes. Résultat : un déficit de 80 000 tonnes, couvert par les importations. Cette situation traduit les difficultés auxquelles fait face la filière. La production locale reste insuffisante pour satisfaire une demande en constante progression, obligeant le pays à recourir massivement aux importations. Cette dépendance entraîne chaque année une importante sortie de devises qui pourrait être évitée si la production nationale était davantage développée.

Face à cette situation, les autorités béninoises ambitionnent d’accroître les capacités de production afin de réduire progressivement les importations et de renforcer la souveraineté alimentaire du pays. L’objectif est de bâtir une filière avicole plus performante, capable de répondre aux besoins des consommateurs tout en créant davantage d’emplois et de valeur ajoutée.

Pour y parvenir, les investissements dans les couvoirs, l’alimentation animale, la santé des volailles, les infrastructures de transformation ainsi que la formation des producteurs apparaissent comme des leviers essentiels. Le développement de l’aviculture pourrait ainsi contribuer non seulement à améliorer l’approvisionnement du marché national en viande de volaille et en œufs, mais aussi à faire du secteur un véritable moteur de croissance économique. Sur ce dossier, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Adin Yeton Bloukounon Goubalan, est particulièrement attendu.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE

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