Le Conseil économique et social (CES) a organisé, lundi 29 juin 2026, à la Maison des jeunes de Djègan-Kpèvi à Porto-Novo, une séance d’imprégnation des textes législatifs et réglementaires relatifs à la pollution par les sachets plastiques, à la pollution sonore et à l’hygiène publique. Cette initiative vise à favoriser une meilleure appropriation des lois par les populations afin de promouvoir des comportements plus responsables en matière de protection de l’environnement et de salubrité.

Femmes et hommes des marchés de Porto-Novo, élus locaux, responsables administratifs, chefs traditionnels, leaders communautaires et représentants de la société civile ont pris part à cette rencontre citoyenne initiée par le Conseil économique et social (CES). À leurs côtés figuraient notamment le président du CES, Conrad Gbaguidi, le préfet du département de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, le maire de Porto-Novo, Rachadou Toukourou, ainsi que le coordonnateur départemental du CES, Patrice Avalla.

Prenant successivement la parole, Patrice Avalla et le maire Rachadou Toukourou ont rappelé les objectifs de cette campagne nationale de vulgarisation des textes de loi. Ils ont invité les participants à s’approprier les dispositions en vigueur afin de contribuer à l’assainissement durable du cadre de vie.

Le préfet de l’Ouémé, Dr Marie Akpotrossou, a pour sa part insisté sur la responsabilité individuelle et collective des citoyens dans la préservation de l’environnement. Saluant la forte mobilisation des femmes des marchés, elle a rappelé que le Conseil économique et social constitue « le véritable trait d’union entre le législateur et les populations », en rendant accessibles des dispositions juridiques parfois complexes.

Reprenant un célèbre proverbe, elle a déclaré : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres ; nous l’empruntons à nos enfants », invitant chacun à adopter des comportements respectueux de l’environnement, de l’hygiène publique et des biens communs.

Le CES au service de la vulgarisation des lois

Ouvrant officiellement les travaux, le président du CES, Conrad Gbaguidi, a rappelé que la loi organique du 17 juillet 2024 confie à son institution la mission de concourir à la connaissance et à l’appropriation des lois, règlements et décisions adoptés par les institutions de la République.

« Nul n’est censé ignorer la loi », a-t-il souligné, estimant qu’il revient également à l’État de rendre les textes accessibles à tous les citoyens. Selon lui, cette mission de proximité répond à la volonté des pouvoirs publics de rapprocher les réformes législatives des populations afin qu’elles puissent mieux comprendre leurs droits et leurs devoirs.

Les échanges ont porté sur trois principaux textes : la loi du 26 décembre 2017 interdisant les sachets plastiques non biodégradables, la loi du 16 février 2022 relative à l’hygiène publique en République du Bénin et le décret du 25 mai 2022 réglementant les nuisances sonores.

Pour le président du CES, les défis liés à la pollution plastique, aux nuisances sonores et à l’insalubrité nécessitent une mobilisation permanente de tous les acteurs. Il a rappelé que l’efficacité des lois dépend avant tout de leur appropriation par les citoyens.

Une responsabilité partagée

Conrad Gbaguidi a insisté sur le fait que la protection de l’environnement ne relève pas exclusivement de l’État. Elle exige, selon lui, l’engagement des collectivités territoriales, des opérateurs économiques, des organisations de la société civile, des leaders religieux et communautaires, des médias ainsi que de chaque citoyen.

Il a invité les participants à devenir des relais de sensibilisation dans leurs communautés respectives afin de diffuser les bonnes pratiques en matière d’hygiène publique et de protection de l’environnement.

Saluant la collaboration entre les ministères concernés et le Conseil économique et social, le président du CES a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre des résolutions issues du séminaire Gouvernement–Assemblée nationale–Conseil économique et social du 30 mai 2025.

Avant de déclarer ouverts les travaux, il a lancé un appel à une mobilisation collective autour d’un objectif commun : bâtir un Bénin plus propre, plus sain et plus durable. « Ce que nous construisons aujourd’hui en matière d’hygiène et de discipline collective déterminera le Bénin que nous léguerons aux générations futures », a-t-il conclu.

Kola PAQUI

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