Le Sénat :

Et si Yayi siégeait finalement ?

Alors que l’inscription d’une dotation budgétaire de 100 millions de francs CFA au sein du projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 matérialise le démarrage de l’installation du Sénat au Bénin, une question taraude les esprits : Boni Yayi va-t-il finalement siéger ou restera-t-il campé sur sa posture ? Si des indiscrétions évoquent un revirement de situation, plusieurs raisons pourraient bien amener l’ancien Président de la République et leader de l’opposition politique à y siéger…

Bien qu’il ait affiché publiquement son opposition à la création du Sénat avant d’annoncer son refus catégorique d’y siéger, l’ancien Président de la République, Boni Yayi pourrait pourtant y siéger finalement. Si des indiscrétions mentionnées par plusieurs sources évoquent des démarches visant à amener l’ancien leader de l’opposition politique à reconsidérer sa position, il parait toutefois évident que Boni Yayi ne reste pas campé sur sa posture initiale. Très attaché aux principes démocratiques et privilégiant l’intérêt supérieur de la Nation, l’ancien leader des cauris semble avoir toujours été admiratif du profil et de la personne de Romuald Wadagni, désormais Président de la République. “Cher fils“, cette expression qui transparait dans le message de félicitation de Boni Yayi à Romuald Wadagni, juste après son élection, se veut l’expression d’une confiance de Boni Yayi quant à une nouvelle ère, une ère qui prône l’unité nationale, la cohésion sociale. «…je tiens à vous adresser mes félicitations paternelles et républicaines pour votre élection à la magistrature suprême de notre pays…Je forme le vœu que votre mandat s’attache à restaurer durablement la cohésion et l’unité nationales, à rebâtir les fondements démocratiques de notre République et faire vivre, avec exigence, les principes d’équité, de justice et de respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales » avait-il adressé au Président élu, Romuald Wadagni. Le comble reste les premières mesures à portée sociale prises par le nouveau gouvernement ainsi que l’offensive diplomatique qui devrait permettre au Bénin de relancer la coopération avec les pays voisins comme le Niger, le Burkina Faso. Ce qu’a toujours souhaité et plaidé Boni Yayi malgré son statut d’opposant à l’époque. Autant d’éléments qui devrait amener l’homme de Dieu à se raviser pour mieux apporter sa pierre à l’édifice de cette nation qui se construit, se restructure et se repositionne sur la scène internationale avec fierté. Après sa démission de la tête du Parti Les Démocrates et l’entrée en vigueur de la trêve politique, Boni Yayi, qui est resté attaché au vivre-ensemble et au mieux-être des béninois, sait qu’il ne devrait pas tourner dos au Sénat s’il veut vraiment continuer à servir le peuple béninois. Autant de raisons qui pourraient motiver un revirement de situation quant à la possibilité de voir Yayi siéger au Sénat. Les jours à venir nous édifieront.

M.M

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