Ce lundi 15 juin 2026 marque le début des épreuves écrites du baccalauréat sur l’ensemble du territoire national. Dans le département du Borgou, c’est le Collège d’Enseignement Général (Ceg) Zongo de Parakou qui a abrité le lancement officiel des épreuves. C’était en présence du Deuxième Adjoint au Maire, Moustapha Ourou-Gankou, du Directeur Départemental de l’Enseignement Secondaire (Ddes), Antonin Djossou Mahoutin que le préfet du Borgou, Abdoul Chakour Assouma, a donné le coup d’envoi dans son département.
Sur un total de 77 101 candidats recensés au plan national, le département du Borgou en compte 6 221, dont environ 3 400 garçons et 2 800 filles, répartis dans six centres, dont trois à Parakou, (Ceg Zongo, Lycée Mathieu Bouké, Ceg Hubert Maga), un à N’Dali, à Tchaourou et à Bembèrèkè. Pour sa part, le centre du Ceg Zongo a accueilli 786 candidats, dont 387 garçons, 399 filles et 6 candidats malvoyants. Toutefois, la Cheffe de centre, Félicité Dagba, a signalé l’absence d’un candidat malvoyant parmi ceux initialement attendus.
Selon elle, le démarrage s’est bien déroulé dans un climat de sérénité et de sécurité. Les candidats sont installés dans de bonnes conditions et les surveillants, dûment instruits, ont pleinement conscience de leurs responsabilités. Elle a lancé : « Nous nous engageons avec équité, rigueur et transparence à faire le travail et bien le faire. » Elle a par ailleurs remercié les autorités pour avoir porté leur choix sur cet établissement.
De son côté, le préfet du Borgou, Abdoul Chakour Assouma, s’est dit rassuré par ce qu’il a observé sur le terrain. « Nous avons rencontré une équipe de supervision suffisamment expérimentée, qui connaît le monde de l’éducation et de l’enseignement », a-t-il déclaré. Au-delà de la sécurité assurée sur les lieux, ce qui fait la particularité du Ceg Zongo, c’est la présence de candidats à besoins spécifiques. « Nos jeunes enfants handicapés visuels composent aussi. Et je les ai vus à l’œuvre. Cela m’a particulièrement touché de constater que dans ce pays, chacun se bat au mieux pour pouvoir apporter sa touche à ce que nous construisons ensemble », a-t-il martelé. À l’endroit des candidats, il a lancé : « On vous demande aujourd’hui de restituer en partie ce que vous avez appris pendant cette période d’écolage. Il faudra le faire avec sérénité, et être rassuré que ce sont vos éducateurs, vos enseignants qui corrigeront les copies. » Aux parents, il a adressé un appel à garantir un environnement propice à leurs enfants.
Le Ddes Antonin Djossou Mahoutin, quant à lui, a relevé que les candidats présents dans le centre sont des personnes déterminées, conscientes des enjeux. Pour illustrer son propos, il a eu recours à un adage imagé : « C’est en lions blessés qu’ils ont atterri dans ce centre, à cause de l’enjeu. » Et cet enjeu n’est autre que de décrocher le baccalauréat. « Nous lisons cela sur leur visage », a-t-il conclu.
Solennellement lancé, les candidats sont désormais face à leurs destins. Il convient de rappeler qu’à la différence des autres centres du département, le Ceg Zongo se distingue en accueillant des candidats à besoins spécifiques, témoignant ainsi d’une volonté d’inclusion au cœur du système éducatif béninois.
Kouassi Oswald SIDOL (Stg)



