Sous la direction éclairée de leur président-fondateur Victor Sèmondji, l’Ensemble Artistique et Culturel »Les Archanges du Bénin » affectueusement baptisé Houétchéhoun s’impose aujourd’hui par son professionnalisme et son savoir-faire en matière de nos danses patrimoniales. Voyage au cœur d’une troupe d’élite qui fait vibrer l’âme du Bénin, des scènes locales aux navires internationaux.
Il est des spectacles qui ne se contentent pas de divertir, mais qui réveillent les mémoires endormies et célèbrent l’identité d’un peuple avec une force herculéenne. C’est précisément ce tour de force que réalise, à chacune de ses sorties, l’Ensemble Artistique et Culturel (EAC) Les Archanges du Bénin. Sous l’impulsion de leur président-fondateur, Victor Sèmondji, cette bande de professionnels aguerris se trace du chemin, s’affirmant comme l’une des troupes vitrines de notre patrimoine immatériel.
Une maîtrise absolue de la cartographie rythmique du Bénin
Ce qui forge la singularité et la splendeur de Houétchéhoun, c’est cette impressionnante universalité dans l’exécution. Rares sont les troupes capables de transcender les frontières régionales avec une telle aisance technique et une telle fidélité anthropologique. Du Septentrion au Littoral, d’Est en Ouest, la troupe maîtrise le dictionnaire des rythmes béninois sur le bout des doigts.
Le public se laisse ainsi subjuguer par la rigueur du Fopaï, la noblesse du Têkè, la ferveur du Tipenti ou la grâce du Sinsinnou venus du Nord. Puis, dans un voyage mémoriel d’une fluidité désarmante, les danseurs investissent les rythmes du Sud et du plateau d’Abomey : les vibrations telluriques du Zinli, la virtuosité de notre Akonhoun national, la géométrie sacrée du Dogba, du Houngan, ou encore l’élégance princière du Adjogan, la fougue du Agbadja et la poésie de la danse de la pagaie. Chaque tableau est une masterclass d’authenticité et de rigueur esthétique.
Du Village Culturel Iléwa aux salons feutrés des navires : Une ascension internationale
Traçant son sillon avec une régularité de métronome, l’EAC Les Archanges du Bénin navigue désormais avec superbe entre les grands festivals nationaux et les événements privés les plus sélects. Récemment encore, la troupe a offert une prestation magistrale au Village Culturel Iléwa, un havre culturel sublimé par la passion de la grande promotrice de la culture, Alexandrine Avognon. Devant un parterre de touristes et d’Afro-descendants en quête de reconnexion mémorielle, Houétchéhoun a littéralement suspendu le temps, offrant une communion mystique à travers le mouvement.
Mais le prestige de la troupe ne s’arrête pas aux frontières de nos centres culturels. Signe de leur rayonnement et de leur standing international, Les Archanges du Bénin ont récemment fait sensation lors d’un prestigieux dîner de gala organisé au Port Autonome de Cotonou. C’est à bord d’un majestueux navire américain que la troupe a déployé ses ailes. Dans ce cadre d’exception, devant des hôtes de marque, les rythmes de nos ancêtres ont résonné sur l’océan, prouvant que l’art d’Afrique a le pouvoir de conquérir tous les horizons.
L’art de la perfection
Derrière cette apparente fluidité se cache le management pointilleux de Victor Sèmondji, qui a su insuffler à sa troupe une discipline de fer et un sens aigu du spectacle vivant. Costumes impeccables, harmonies vocales envoûtantes, expressivité théâtrale et percussions millimétrées : rien n’est laissé au hasard.
Alors que le Bénin amorce un virage historique dans la valorisation de son offre culturelle et touristique, des ensembles de la trempe des Archanges du Bénin ne sont plus de simples troupes de danse ; ils sont les ambassadeurs de notre dignité retrouvée. Houétchéhoun n’a pas fini de faire résonner le tambour du Bénin. Une fierté nationale, à suivre de très près.
P.H.YOBODE(Coll.)




