Le Lycée Technique Agricole (LTA) d’Ina, dans la commune de Bembèrèkè, a accueilli le jeudi 16 juillet 2026, la cérémonie officielle de lancement de la troisième cohorte de la formation professionnelle par apprentissage dual. La cérémonie a enregistré la présence du secrétaire général du ministère des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, Cocou César Aklossou, représentant la ministre Awaou Baco, le premier Adjoint au maire de Bembèrèkè Adam Suanon, le directeur général du FODEFCA, Koffi K. Arsène Zocli, les responsables des structures de formation, les partenaires techniques et financiers, les maîtres d’apprentissage ainsi que les jeunes bénéficiaires des projets ProDIJ et ProFAR. À travers cette initiative, le gouvernement entend renforcer l’employabilité des jeunes en rapprochant davantage la formation professionnelle des besoins réels des entreprises.
Le lancement officiel de cette nouvelle cohorte s’inscrit dans la mise en œuvre de la politique du gouvernement visant à faire de la formation professionnelle un véritable levier de création d’emplois et de transformation économique.
L’initiative est soutenue par le Projet d’Inclusion des Jeunes (ProDIJ), financé par la Banque mondiale, et le Projet d’Appui à la Formation Agricole et Rurale (ProFAR), financé par l’Agence française de développement (AFD).
Représentant la ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, le secrétaire général du ministère, Cocou César Aklossou, a rappelé que l’emploi des jeunes demeure l’un des principaux défis du Bénin. Selon lui, seule une formation davantage connectée aux besoins des entreprises permettra d’apporter une réponse durable à cette problématique. « Chaque jeune qualifié représente une richesse supplémentaire pour notre Nation. Chaque compétence acquise constitue une pierre apportée à l’édifice du développement national », a-t-il déclaré. Il a insisté sur le fait que l’apprentissage dual, en combinant formation théorique et expérience pratique en entreprise, favorise une insertion professionnelle plus rapide et plus durable. Le représentant de la ministre a également souligné que le Certificat de Qualification Professionnelle constitue « un véritable passeport vers l’emploi, l’entrepreneuriat et l’autonomisation économique».
Sept métiers porteurs pour répondre aux besoins du marché
Les 1650 bénéficiaires, répartis entre 1323 jeunes du ProDIJ et 327 du ProFAR, seront formés dans sept métiers à fort potentiel d’emploi : la production d’aliments pour animaux, le tri et la valorisation des déchets, le service en bar et restaurant, le maraîchage, la pisciculture, l’aviculture ainsi que l’élevage de ruminants. Ces secteurs ont été retenus en raison de leur capacité à générer des revenus et à répondre aux besoins actuels de l’économie béninoise.
Le directeur général du Fonds de Développement de la Formation Professionnelle Continue et de l’Apprentissage (FODEFCA), Koffi K. Arsène Zocli, a indiqué que les résultats enregistrés par les précédentes cohortes, notamment aux examens du CQP, confirment la pertinence de cette approche pédagogique. Selon lui, cette nouvelle cohorte bénéficiera d’un parcours progressif alternant centre de formation et entreprise afin d’acquérir des compétences directement opérationnelles.
Les bénéficiaires promettent de relever le défi
Au nom des apprenants, Ayolou Mouïnatou a salué une opportunité qui, selon elle, dépasse la simple obtention d’un diplôme. « Vous ne nous offrez pas seulement une formation. Vous nous offrez une chance. La chance d’apprendre autrement, à l’école et en entreprise, afin d’acquérir des compétences utiles qui répondent aux besoins des entreprises », a-t-elle affirmé. Prenant l’engagement au nom de l’ensemble des bénéficiaires, elle a promis discipline, assiduité et rigueur durant toute la formation. « Nous ne sommes pas venus pour décevoir. Nous sommes venus pour apprendre, pour exceller et devenir des professionnels compétents. Nous voulons être la génération qui crée des emplois au lieu d’en chercher», a-t-elle lancé pour conclure.
Le LTA d’Ina sollicite un renforcement de ses capacités
Le proviseur du Lycée Technique Agricole d’Ina, Odjo A. Mouritala, s’est réjoui du choix porté sur son établissement pour accueillir cette cérémonie nationale. Tout en réaffirmant l’engagement du lycée à assurer une formation de qualité, il a plaidé pour un renforcement des infrastructures pédagogiques. Il a notamment sollicité l’installation d’une salle informatique, une connexion internet performante ainsi qu’un système d’alimentation en énergie solaire afin d’améliorer les conditions d’apprentissage et d’adapter la formation aux exigences du numérique.
Faire de la compétence le moteur du développement
À travers cette nouvelle cohorte, le gouvernement entend poursuivre la modernisation de la formation professionnelle en rapprochant davantage les centres de formation du monde de l’entreprise. L’ambition affichée est de doter les jeunes de compétences immédiatement exploitables sur le marché du travail et de soutenir la création d’emplois durables.
Pour les 1 650 bénéficiaires, l’aventure ne fait que commencer. Entre salles de cours et entreprises, ils auront désormais la responsabilité de transformer cette opportunité en véritable projet de vie, tandis que le gouvernement sera attendu sur un autre chantier : faire de cette formation un véritable passeport vers l’emploi.
Fayçal DRAMANE



