(Une signature d’accord pose les balises)
Le Bénin accueille bientôt sur ses installations un festival de renommée internationale. Il s’agit de l’Ailff et le festival Asha Yoruba. Deux grandes nations s’en occupent, le Bénin et le Nigeria, pour réécrire un nouveau narratif autour de la culture et des arts. Du 20 au 25 juillet 2026, Parakou sera le carrefour d’une effervescence culturelle.
Deux festivals, deux pays, une seule scène : l’AILFF et le Festival Asha Yoruba scellent un pacte historique pour une grande effervescence culturelle en 2026 en République du Bénin. Dans une étape majeure pour les arts et la culture en Afrique, l’African Indigenous Language Film Festival (AILFF) et le Festival Asha Yoruba du Bénin ont signé un protocole d’accord historique afin de co-organiser leurs événements phares sous la forme d’un seul et même rendez-vous culturel du 20 au 25 juillet 2026, dans la ville dynamique de Parakou, République du Bénin réunissant deux plateformes majeures en provenance du Nigeria et du Bénin, ce partenariat pionnier renforcera la visibilité des récits africains racontés dans les langues indigènes, tout en approfondissant les liens culturels et créatifs à travers l’Afrique de l’Ouest et le reste du continent. Ce festival conjoint a vocation à devenir un point de convergence incontournable pour les cinéastes, les acteurs culturels et les publics en quête de récits africains nouveaux et authentiques. « En unissant nos forces, nous ne faisons pas que partager une scène ; nous construisons un avenir commun pour le récit africain », fait savoir Osezua Stephen-Imobhio, fondateur et directeur de l’AILFF. A l’en croire, « Cette collaboration avec le Festival Asha Yoruba nous permet d’élargir notre impact, de soutenir de nouveaux talents et de faire en sorte que le cinéma en langues indigènes occupe pleinement sa place sur la scène mondiale ». Bien qu’abrités sous une même bannière, chaque festival conservera sa propre identité, son orientation et son approche curatoriale, créant ainsi un riche dialogue entre cinéma, performance et patrimoine.
Leurs thèmes pour 2026 ont été conçus pour se croiser et se renforcer mutuellement : Le Festival Asha Yoruba 2026 explorera la dynamique entre héritage et innovation autour du thème : « Racines & Révolution, la tradition comme catalyseur du changement ». Cette 3ème édition de l’AILFF mettra à l’honneur des récits qui tissent des liens entre les communautés sous le thème : « Fil de culture : tisser l’inclusion par le cinéma ». Cette édition mettra en lumière des conteurs visionnaires qui utilisent les langues indigènes pour bâtir des ponts, favoriser la compréhension et promouvoir un monde plus inclusif. « Ce partenariat est une célébration d’une histoire partagée et l’engagement envers un destin commun », indique Atchadé Adéyèmi, le Délégué général du Festival Asha Yoruba du Bénin. « Accueillir l’AILFF à Parakou, aux côtés de notre festival, souligne le rôle du Bénin en tant que carrefour culturel et renforce notre position de terre d’accueil pour des expressions audacieuses et innovantes de l’identité yoruba et africaine ». Pensé comme bien plus qu’une collaboration ponctuelle, cet accord met en place un cadre de coopération régionale à long terme et d’échanges culturels transfrontaliers. L’énergie et les relations qui naîtront à Parakou en 2026 devraient servir de tremplin pour une édition ultérieure prévue à Lagos, Nigeria, en 2027, sous réserve des accords définitifs entre les parties. Reflétant la diversité linguistique de la région, le festival conjoint de 2026 sera une véritable expérience trilingue, avec une programmation en Yoruba, Français et Anglais.
Cet engagement en faveur du multilinguisme est au cœur de la vision des organisateurs : faire tomber les barrières, encourager une collaboration réelle et rendre le festival accessible à un large éventail de participants d’Afrique de l’Ouest et d’ailleurs.
Au-delà des projections, le rendez-vous de Parakou sera un véritable hub professionnel et créatif, proposant un programme ambitieux destiné à renforcer l’écosystème des contenus en langues indigènes et ancrés dans les cultures locales : Ateliers pratiques : formations concrètes en sous-titrage et doublage pour les films et médias en langues indigènes. Sessions de développement du secteur : décryptage des cadres de coproduction, des modèles de financement et des stratégies de pitch efficaces pour les projets africains. Stages intensifs de réalisation : renforcement des compétences en cinéma numérique, marketing de films et narration documentaire. Tables rondes prospectives : discussions de haut niveau sur le cinéma comme moteur de tourisme, de diplomatie culturelle et de récits portés par les communautés. En mutualisant leurs ressources, leurs réseaux et leur énergie créative, l’AILFF et le Festival Asha Yoruba ne se contentent pas de célébrer les histoires africaines : ils investissent dans les infrastructures, les compétences et les partenariats qui permettent à ces histoires de voyager, résonner et prospérer au-delà des frontières, des langues et des plateformes.
TG






