Le lycée Coulibaly de Cotonou a accueilli, ce lundi 27 avril 2026, le lancement national des formations par apprentissage dual du projet Fp2e. Financée par la Banque mondiale, cette initiative concerne 2 394 jeunes répartis dans 12 métiers prioritaires au sein de 21 établissements techniques sur l’ensemble du territoire béninois.
Le projet Formation professionnelle et d’entrepreneuriat pour l’emploi (Fp2e) est entré dans sa phase opérationnelle de formation. La cérémonie officielle, présidée par le représentant du Ministre des Enseignements Secondaires, Techniques et de la Formation Professionnelle, marque le début d’un cycle d’apprentissage s’étendant sur la période 2026-2027. Ce programme cible 12 filières spécifiques : le tissage, la cuisine, la plomberie, la maintenance automobile, la menuiserie bois et aluminium, l’électricité bâtiment, le froid et la climatisation, la maçonnerie, l’énergie solaire photovoltaïque, la boulangerie-pâtisserie et la construction métallique. Lors de son intervention, la Directrice des Enseignements secondaires, techniques et de la formation professionnelle, Jemina Ketsia Aklé, a précisé les effectifs et les objectifs de cette cohorte. Elle a souligné que l’événement concerne le démarrage effectif de la formation de 2 394 jeunes béninois dans 12 métiers porteurs de l’artisanat en lien direct avec les besoins du marché du travail. Elle a ajouté que cette sélection fait suite à un test de recrutement rigoureux, rappelant aux bénéficiaires que former par apprentissage, c’est rapprocher l’école de l’entreprise. La mise en œuvre technique repose sur un réseau de 21 établissements de l’Enseignement et la Formation Techniques et Professionnels Efpt), incluant notamment les Cfpa d’Abomey, Djougou et Dogbo, ainsi que les lycées techniques de Kandi, Porto-Novo et Natitingou. Le dispositif s’appuie sur le modèle dual, qui combine un enseignement théorique en centre et une pratique intensive en entreprise. Le Directeur de cabinet du ministère, Garba Ayouba, représentant l’autorité ministérielle, a insisté sur la rupture avec les méthodes d’enseignement traditionnelles. Selon lui, ce modèle place l’entreprise au cœur du processus de formation et prépare non pas à un diplôme abstrait, mais à un métier concret. Il a affirmé que l’orientation du gouvernement consiste à former pour l’emploi et non former pour former. À l’issue de leur parcours, les apprenants seront soumis aux évaluations pour l’obtention du Certificat de qualification professionnelle (Cqp). Le représentant ministériel a également adressé une directive aux structures impliquées, appelant les entreprises à ouvrir leurs portes et les artisans à transmettre leur savoir-faire. Aux apprentis, Garba Ayouba a déclaré. « Ce que vous apprendrez ici peut changer votre vie. Soyez persévérants, soyez ponctuels, assidus à la tâche », a-t-il déclaré. Le projet bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale, intervenant dans le cadre de la stratégie nationale de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle pour réduire le chômage des jeunes.
J.G
