La date du 4 mars mobilise les énergies autour d’un enjeu de santé publique majeur : l’obésité. Cette journée internationale appelle à une action coordonnée pour transformer la vision du public, lutter contre les idées reçues et améliorer la prise en charge des millions de personnes touchées par cette pathologie à travers le monde.
L’obésité ne se résume pas à un simple déséquilibre alimentaire. Elle est définie comme une maladie chronique caractérisée par un excès de masse grasse entraînant des conséquences graves pour la santé et réduisant l’espérance de vie. Elle est reconnue comme maladie chronique par l’Organisation mondiale de la santé (Oms) depuis 1997. Contrairement aux préjugés, elle n’est pas le fruit d’un manque de volonté. Ses causes sont multiples et souvent imbriquées. Si le dérèglement de la balance énergétique est souvent cité, d’autres facteurs déterminants entrent en jeu : prédispositions génétiques, contexte socio-économique, facteurs psychologiques et environnementaux. Même les conditions prénatales, comme le sommeil ou le stress maternel, influencent le métabolisme futur.
Un constat alarmant dans le monde
Les chiffres témoignent d’une progression constante de la maladie. À l’échelle mondiale, 800 millions de personnes vivent avec l’obésité. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de cas a presque triplé depuis 1975, entraînant chaque année le décès de 2,8 millions de personnes suite à des complications comme le diabète de type 2 ou les maladies cardiaques. En France, la situation est préoccupante. En 2020, l’obésité concernait 19% des adultes, dont 2% d’obésité de grade III. Cette tendance à la hausse touche particulièrement les adolescents et les jeunes adultes, rendant les actions de prévention plus urgentes que jamais.
Informer pour transformer le regard
L’une des missions prioritaires de cette journée est de faire reconnaître l’obésité comme une véritable maladie. En brisant les tabous et en soutenant la recherche, il devient possible de développer des traitements adaptés plutôt que de stigmatiser les patients. Le second volet est social : il s’agit de modifier la perception collective pour stopper les discriminations. Le changement de regard est une étape cruciale pour que la société respecte les victimes et devienne une alliée dans leur parcours de soin.
Déconstruire les idées reçues
Il est impératif de cesser de recommander des régimes stricts. Selon l’Oms, en réalité, les régimes restrictifs favorisent l’évolution de la maladie en déréglant le métabolisme et en provoquant l’effet yo-yo. De même, la science démontre qu’une mauvaise qualité de sommeil favorise le stockage des lipides chez les enfants en augmentant le niveau d’insuline.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE








