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Who is Who ?: Ceux qui feront 2026

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2026 s’annonce comme une année qui sera politiquement très animée. Si elle se révèle être une année électorale, celle des premières élections générales au Bénin, elle sera surtout marquée par l’entrée à la Marina, d’un nouveau Président de la République. Ceci, marquant la fin des deux mandats de Patrice Talon.  Outre la politique, les acteurs du monde de l’économie, du sport, et autres seront également sous les feux de la rampe.  Voici, comme à chaque début d’année, la sélection Matin Libre des hommes et femmes qui feront cette année 2026.

Patrice Talon

Il l’a maintes fois promis. En avril 2026, Patrice Talon va joindre l’acte à la parole. Il va quitter le pouvoir après ses deux mandats constitutionnels dans une région où réviser la Constitution pour s’éterniser au pouvoir est devenu la norme. Du coup, ce qui devrait être un geste normal, pour les Béninois surtout parce qu’ils en ont l’habitude depuis 1990, est devenu à la limite un acte héroïque, que va poser l’actuel chef de l’Etat. Mais pour Patrice Talon, la vie après le pouvoir sera au rythme du Sénat, cette 2e deuxième chambre du Parlement introduite dans la Constitution et aux pouvoirs énormes. Membre d’office du Sénat après avril 2026, d’aucuns voient déjà en Patrice Talon le futur président de cette institution. Outre ce rôle formel, qui le maintient dans la gouvernance du pays, après qu’il ait quitté le pouvoir, il faut aussi s’attendre à voir Patrice Talon à des événements officiels, au titre d’ancien président. Sûrement qu’il drainera des foules à ces différentes sorties, pour tout ce qu’il a accompli à la tête du pays en 10 ans.

Boni Yayi

Son parti est sans aucun représentant dans les institutions les 7 prochaines années. Si on ajoute à cela la trêve politique imposée aux partis d’opposition pendant 6 ans, on se demande, à quoi va rimer désormais la vie de l’ancien président, Boni Yayi. Mais Patrice Talon a pensé à tout. Le Sénat dont est membre d’office Boni Yayi semble être sa seule porte de sortie. Seulement, dès l’annonce, Boni Yayi a d’ores et déjà décliné l’offre. Va-t-il reconsidérer sa décision au vu des derniers éléments ? En dehors de cela, Talon quittant le pouvoir, quelle relation entretiendra Boni Yayi avec le président qui sera élu en avril 2026 ? Sera-t-il toujours aussi opposé au régime qui va s’installer ? Les Béninois attendent les premières prises de parole après le silence dans lequel il s’est mué depuis sa dernière audience avec Patrice Talon. Le fait qu’il a été récemment aperçu à Tchaourou est bon signe.

Nicéphore Soglo

Il a été aperçu à la soirée œcuménique des Vodun Days aux côtés de Patrice Talon. Lors du lancement de la Vision Bénin Alafia 2026, l’ancien président était également aux côtés du chef de l’Etat. Cela dénote d’un rapprochement entre les deux personnalités. Il faut donc s’attendre voir Nicéphore Soglo plus proche du pouvoir en 2026, lui qui a déjà apporté son soutien à la candidature de Romuald Wadagni. Qu’en sera-t-il alors des revendications qu’il a toujours portées à savoir la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés dont son fils Léhady ? Ce rapprochement avec le régime actuel et probablement avec le régime futur va-t-il aboutir à ce qu’enfin, la voix de Nicéphore Soglo soit entendue ?

Reckya Madougou

Le changement de régime en avril prochain va-t-il changer quelque chose au sort de l’ex ministre de la justice de Boni Yayi? C’est la question à mille inconnus qui alimente les débats. Dans leur ensemble, les Béninois espèrent que le nouveau président accorde la grâce aux prisonniers politiques dont Reckya Madougou. Les Béninois veulent la voir dehors une fois pour toute, libérée des chaînes de la prison dans lequel elle est enfermée depuis bientôt 5 ans. Malgré cette situation, la patronne de l’inclusion financière ne cesse de mener des actions sociales pour alléger la peine des personnes vulnérables sur toute l’étendue du territoire national. On espère la voir encore sur le chantier social en 2026.

Joël Aïvo

Bientôt 5 ans que le professeur de droit constitutionnel est privé de liberté, condamné à 10 ans de prison pour blanchiment de capitaux. Tous les appels d’éminentes personnalités et universitaires du monde entier pour sa libération n’ont produit aucun effet. Le seul espoir maintenant, c’est que le changement de régime en avril prochain puisse favoriser la grâce présidentielle tant souhaitée pour la libération de Joël Aïvo. Ce qui ferait de lui l’un des hommes qui auront impacté l’année 2026. On espère l’entendre encore donner son opinion sur des sujets de l’actualité et que, malgré sa situation, il continue par aider les jeunes doctorants qui ne jurent que par lui.

Claudine Prudencio

Claudine Prudencio a fait une bonne opération en fusionnant son parti Le Rassemblement National (RN) à l’Union progressiste le Renouvellement (Up-R). Cette vision politique lui a permis de retourner à l’Assemblée nationale 10e législature, pour un mandat de 7 ans. On devra donc compter sur l’élue de la 6e circonscription électorale dans l’animation du débat parlementaire et de la vie politique à Abomey-Calavi et environs. Claudine Prudencio est notamment attendue sur le terrain pour battre campagne pour le candidat de son parti, le duo Wadagni-Talata.

José Tonato

Ministre du Cadre de vie et des transports, chargé du développement durable, il est le maître d’œuvre de la transformation urbaine du Bénin. 2026 est l’année de livraison ou de consolidation des grands projets « Asphaltage 2 » et des cités administratives.

Pour le candidat de la mouvance présidentielle, José Tonato est le principal fournisseur d’arguments de campagne. En finalisant les grands travaux (Asphaltage, marchés urbains, logements sociaux) juste avant le scrutin, il transforme des promesses politiques en réalités visibles. Il permet au candidat du pouvoir de dire : « Regardez ce que nous avons fait ». Son efficacité à livrer les chantiers à temps peut neutraliser les critiques de l’opposition sur le bilan infrastructurel. Son impact est de transformer la campagne en une visite guidée des réussites du régime.

Luc Atrokpo

Maire de Cotonou et Président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), il est une figure centrale de la décentralisation, jouant ainsi sur deux tableaux : la gestion de la capitale et le leadership des communes. Le maire de Cotonou est l’un des politiciens les plus influents du pays grâce à son ancrage territorial.

En tant que président de l’Ancb, il contrôle un réseau de maires et d’élus locaux capables de mobiliser les électeurs village par village, quartier par quartier. Son soutien est un ticket gagnant pour la logistique électorale. Il assure au candidat de la mouvance une base électorale solide dans les zones urbaines les plus peuplées comme Cotonou et Bohicon.

Omar Nahli

À l’ère des réseaux sociaux, le rôle du DG de Moov Africa Bénin est stratégique, bien qu’indirect. Il gère l’infrastructure qui permet la diffusion des campagnes numériques, des débats en direct et des messages de propagande. La qualité et la disponibilité du réseau pendant la période électorale sont cruciales pour la transparence et la paix sociale. En assurant une connectivité sans faille, il permet un flux d’informations continu, empêchant les rumeurs de prendre le dessus sur les faits officiels.

En 2026, la présidentielle se jouera, en effet, aussi sur WhatsApp, TikTok et autres plateformes digitales. En garantissant un réseau robuste, il empêche la paralysie de l’information et permet une transparence numérique qui crédibilise le processus aux yeux des observateurs internationaux et des citoyens connectés.

En tant que leader de l’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays, son action est vitale pour l’économie numérique. En 2026, son défi sera de généraliser la 5G et d’étendre la couverture réseau dans les zones les plus reculées. Cela permet de désenclaver numériquement le territoire, facilitant l’accès à l’éducation et à la santé en ligne.

Sur l’inclusion financière, Via Moov Money, il impactera directement le quotidien des Béninois en 2026 en simplifiant les transactions financières, rendant l’économie plus fluide et accessible même pour ceux qui n’ont pas de compte bancaire traditionnel.

Wilfried Léandre Houngbédji

Porte-parole du Gouvernement, il est la voix et le bouclier médiatique de l’exécutif. Sans lui, le gouvernement perdrait son principal vulgarisateur. En 2026, son rôle est crucial pour défendre les acquis des deux mandats du Président Talon face à quelque opposition qui soit.

Il maîtrise l’art de la communication politique et de la riposte. En 2026, il sera le visage qui explique pourquoi la continuité est nécessaire ou pourquoi telle réforme a été bénéfique malgré les douleurs sociales. Il peut vendre le dauphin choisi par le système actuel ou déconstruire méthodiquement les discours de l’opposition. Sa capacité à occuper l’espace médiatique peut saturer l’opinion et orienter le choix des indécis.

Mario Mètonou

Procureur Spécial près la Criet, il est le visage de la lutte contre la corruption et la criminalité économique. Son absence modifierait la perception de la rigueur judiciaire. En année électorale, la présence de la Criet est souvent vue comme un gage de stabilité pour certains, ou un instrument de pression pour d’autres. Sa présence seule exerce une pression sur les candidats et leurs soutiens. Il garantit que l’argent « sale » ne vienne pas fausser les résultats, mais il est aussi celui dont les décisions peuvent être les plus contestées, faisant de lui l’arbitre de la moralité du scrutin.

Olivier Boko

Olivier Boko séjourne en milieu carcéral depuis plus d’une année. Cette détention fait suite à une condamnation à une peine de vingt ans de réclusion pour des faits de tentative de coup d’État. L’homme a occupé une place centrale dans l’architecture du pouvoir avant ces événements. Malgré l’incarcération et la rupture avec son cercle initial, son parcours et son influence passée maintiennent l’attention sur son nom. L’évolution de sa situation judiciaire et les implications de son dossier au sein de la classe politique font que l’actualité de l’année 2026 ne pourra faire l’impasse sur sa personne.

Chabi Yayi

Fils de l’ancien président de la République et membre de l’opposition, Chabi Yayi traverse une période marquée par des obligations envers l’appareil judiciaire. Il est convoqué pour répondre aux interrogations concernant la tentative de coup de force survenue le 7 décembre 2025. Cette situation place le fils de l’ancien chef d’État sous les projecteurs des tribunaux et des médias. Parallèlement à ces rendez-vous avec la justice, son activisme au sein de sa formation politique ne faiblit pas. La combinaison de ses dossiers judiciaires et de sa présence sur le terrain militant garantit sa visibilité tout au long de l’année 2026.

Malick Gomina

Ancien député à l’Assemblée nationale et ancien maire, Malick Gomina s’est imposé comme un cadre du Bloc Républicain dans ville  de Djougou. Son retrait des fonctions électives de premier plan ne signifie pas une fin de carrière ou une absence de la vie publique. Au sein de son parti, il demeure un point de repère pour les militants et les instances décisionnelles du septentrion. L’agenda politique de l’année 2026, marqué par des échéances et des réajustements de forces, remettra son nom au centre des discussions. Étant éloigné de toute idée de retraite, il continuera de structurer ses réseaux et d’influencer les dynamiques locales.

Lionel Talon

Fils du Président Patrice Talon, Lionel Talon s’est établi comme une référence pour une partie de la jeunesse au Bénin. Son action se déploie principalement dans les secteurs de la culture et du sport, où il gère des projets de grande envergure. À travers des initiatives comme le festival We Love Eya, il a créé une plateforme qui mobilise les foules et les acteurs de l’industrie du divertissement. Cette présence constante dans l’espace public, par le biais de l’événementiel et de la promotion des talents, lui permet de maintenir une visibilité directe. En 2026, ses projets culturels et sportifs continueront de rythmer l’actualité, confirmant sa place dans le paysage social béninois.

Létondji Béhéton

En sa qualité de Directeur général de la Sipi Bénin, Létondji Béhéton assure la gestion de la Zone Industrielle de Glo-Djigbé (Gdiz). Cette zone est devenue un pôle de transformation pour les ressources locales, plaçant le concept du Made in Bénin au centre de l’économie. Sous sa direction, l’espace s’est transformé en un centre industriel pour la sous-région, attirant des investissements et des usines de production. Sa mission consiste à coordonner le développement de ce hub et à garantir son fonctionnement technique et logistique. En 2026, Létondji Béhéton poursuivra ses efforts pour accroître la capacité de production de la zone.

Éric Houndété

Vice-Président du parti Les Démocrates, Éric Houndété occupe une position de premier plan au sein de l’opposition béninoise. Son parcours législatif et son expérience des débats contradictoires lui ont permis de structurer son discours face à la mouvance présidentielle. Il participe à l’animation de la ligne politique des opposants et porte les revendications de sa famille de pensée devant les institutions et les citoyens. L’organisation des forces politiques pour les échéances à venir place cet homme au centre des manœuvres et des coalitions.

Pascal Tigri

Fugitif depuis le 07 décembre 2025, le lieutenant-colonel, Pascal Tigri est le béninois le plus recherché par l’instance judiciaire du Bénin. Acteur clé de la tentative du coup d’état du dimanche 07 décembre 2025 déjoué, l’évasion de Pascal Tigri constitue une vraie casse-tête pour les services sécuritaires étatiques. Conscients que tant que son arrestation ne sera pas actée, la traque devra se poursuivre en 2026. Les services de renseignements, de sécurité, et de la défense maintiennent la veille.

Guepards du Bénin

Auteurs d’une participation mitigée à la CAN Maroc 2025 avec une statistique d’une victoire et de trois défaites en quatre matchs, les Guépards du Bénin seront au charbon en cette année 2026 pour la conquête du ticket de la CAN 2027. Exemptés du tour préliminaire, les Guépards du Bénin entameront la campagne des éliminatoires de CAN Kenya, Ouganda et Tanzanie 2027 en septembre 2027. Entre le 21 septembre et le 30 septembre 2026, les Guépards du Bénin joueront les première et deuxième journées des éliminatoires. Les troisième et quatrième journées sont programmées pour se disputer entre le 1er et le 6 octobre 2026. Les journées 5 et 6 auront lieu du 9 au 17 novembre 2026. Une qualification à l’issue de ces éliminatoires constituerait la deuxième qualification consécutive à une phase finale de la CAN dans l’histoire du Bénin après celles des CAN Ghana 2008 et CAN Angola 2010. Mais avant ces rendez-vous internationaux, les Guépards du Bénin  joueront certaines rencontres amicales lors des fenêtres FIFA.

Sidikou Karimou

Flamboyant en 2025, et auréolé de plusieurs reconnaissances tant sur le plan national qu’à l’international, Sidikou Karimou sera très attendu en cette année 2026. Toutes les actions du patron du handball béninois, Sidikou Karimou seront scrutées. Perfectionniste et novateur, Sidikou Karimou saura allier ingéniosité et management pour faire franchir un nouveau cap au handball béninois. Pour rappel, grâce au leadership du président Sidikou Karimou, la fédération béninoise de handball est classée première à la dernière évaluation des associations et fédérations sportives béninoises par le ministère des sports, le Bénin a renoué avec la participation à une Coupe d’Afrique des Nations, après trente années d’absence, le championnat béninois devient très coté et figure parmis les championnats les plus représentés à la dernière CAN Rwanda 2026.

Benoît Dato

Jeune et dynamique, le ministre Benoît Dato insuffle un vent nouveau au sport béninois depuis son avènement à la tête du ministère des sports du Bénin en octobre 2023. Présent au côté de toutes les associations et fédérations sportives au travers des subventions pour l’épanouissement et développement du sport béninois, Benoît Dato s’est démarqué par son sens de suivis. En bon financier, il met la bonne gestion des deniers publics au cœur de ses actions, en témoigne l’évaluation des associations et fédérations sportives qu’il a instauré. Occupant un poste politique et sachant que la magistère du Président Patrice Talon s’achève en mai prochain, la question qui mérite d’être posée est est-ce que le successeur de Patrice Talon maintiendra le Ministre Benoît Dato à son poste pour la continuité de ses actions ou se passera t-il de lui? Seul le temps nous edifiera.

Luc Marie Gnacadja

Moins en vue ces vingt dernières années, l’ancien ministre du Général Mathieu Kerekou, Luc Marie Gnacadja refait son apparition dans la cour politique en Janvier 2026. Ministre de l’environnement, du logement, et de l’urbanisme de juin 1999 à février 2005, Luc Marie Gnacadja est perdu des radars de la vie politique ces dernières années. Mais, comme le vin, il s’est bonifié avec le temps et se positionne comme un élément clé pour  la conduite de la destinée de la ville de Cotonou avec son élection aux dernières élections municipales dans la ville de Cotonou. Suppléant du député élu de la dixième législature, Alexandre Sohou dans le deuxième arrondissement de Cotonou, Luc Marie Gnacadja, est un sérieux candidat à la succession du Maire Luc Setondji Atrokpo à la tête de la plus grande municipalité du Bénin. Wait and See disent les anglophones.

Édouard  Loko

Édouard  Loko, a été nommé le 03 juillet 2024 par le Président de la République Patrice Talon, pour présider la 7ème mandature de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin. Plusieurs actions et réformes sont à mettre à l’actif de Edouard Loko et de son équipe en 2025 dans le secteur des médias au Bénin. En 2026, la dynamique doit continuer pour voir l’aboutissement de certains chantiers ouverts et l’ouverture de nouveaux chantiers dans la régulation du secteur des médias et l’amélioration des conditions de vie des professionnels des médias et surtout d’exercice du métier. Il sera certainement avec le président Edouard Loko, d’une régulation renforcée et d’un appui restructuré. Des annonces avaient même été faites dans ce sens en Septembre 2025, à l’occasion de la deuxième session ordinaire de l’année de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. A cette occasion, le président Édouard Loko, a annoncé les couleurs en insistant sur une régulation ferme et une nouvelle approche de l’aide de l’État à la presse. Il est donc attendu, la prise  de décisions cruciales pour la vie des médias béninois. Dans le souci, d’un traitement équitable de l’information, lutter contre les dérives et assurer la paix sociale, plusieurs décisions seront prises dans le cadre de la présidentielle d’Avril 2026. Le chantier de la réhabilitation de La Maison des Médias, bâtiment symbolique du secteur aujourd’hui en état de dégradation avancée, n’est pas à occulter. A cela, s’ajoute les réformes annoncées dans le secteur des médias, la viabilité des entreprises de presse, l’amélioration des conditions de vie et de travail des acteurs des médias ainsi que l’amélioration des relations entre les associations professionnelles et l’instance de régulation qui pourraient être mises en œuvre en 2026.

Guy Mitokpè

Guy Dossou Mitokpè, secrétaire national à la communication du parti d’opposition Les Démocrates, a toujours défendu avec force, les idéaux de son parti. Il a multiplié les sorties médiatiques pour critiquer les actions et réformes du pouvoir de la rupture. Il a été très productif avant, pendant et même après les élections couplées communales et législatives du 11 Janvier 2026. A l’arrivée, le parti Les Démocrates s’en sort avec zéro député au tableau après leur participation aux élections législatives, les seules auxquelles, ce parti de l’opposition prendra part, pour le compte des élections générales. Maintenant que son parti politique est complètement forclos, quelle sera sa posture dans le landerneau politique béninois ? Va-t-il claquer la porte, comme l’on fait certains membres du parti, à la veille des communales et législatives ou broyer du noir pendant les 7 prochaines années ? L’un dans l’autre, sa survie politique en dépend. Déjà, deux appels à son endroit qu’il rejoigne la mouvance présidentielle notamment celle de Arsène Yaovi et Donklam Abalo. Dans tous les cas, 2026, il devra prendre une décision, rester dans l’opposition ou partir. Wait and see.

Kémi Séba

De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kémi Séba, est un opposant déclaré au Président Patrice Talon. Il a été en 2025, comme depuis plusieurs années déjà, très critique du pouvoir de Cotonou. Il est un soutien des régimes militaires du Sahel, et ne s’en cache, ce qui lui a valu un passeport diplomatique nigérien. Il a dénoncé à travers plusieurs vidéos sur les réseaux sociaux, ce qu’il appelle, les dérives de la gouvernance de Patrice Talon, à la tête du Bénin. Dans une vidéo postée le 7 Décembre 2025, il a salué et apporté son soutien public à la tentative de coup d’Etat. Il est poursuivi pour apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion à cause de vidéo et fait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré le vendredi 12 décembre 2025 par la justice béninoise. Va-t-il continuer par être aussi virulent dans ces critiques du régime de Patrice Talon ou va-t-il simplement raccrocher à cause du mandat d’arrêt international, qui plane désormais sur sa tête comme l’épée de Damoclès ? Ce qui est certain, Kémi Séba, n’a pas encore son dernier mot surtout avec la présidentielle d’Avril 2026, et des autres développements de l’actualité politique.  Il fera parler de lui, dans tous les cas.

Richard Boni Ouorou

De Montréal à Cotonou, Richard Boni Ouorou pose quelques actions sociales à l’endroit des couches défavorisées. Dans la foulée, et sûrement dans la perspective des élections générales de 2026,  il crée son parti politique, qu’il va appeler « Le Libéral ». Il a parcouru plusieurs localités du pays pour partager avec les populations de ces dernières la vision et les idéaux de son parti : Un libéralisme qui est adapté à nos réalités politiques. Impliqué dans une affaire de corruption d’agents publics et blanchiment de capitaux, dans le cadre de la procédure d’enregistrement officiel de son parti. Il est interpellé le 15 mai 2025, poursuivi par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Après avoir fait objet de garde à vue, il a été placé sous mandat de dépôt le jeudi 22 Mai 2025, ainsi que de ses deux coaccusés. Depuis la prison, il a apporté son soutien au duo de la mouvance Wadagni-Talata pour la présidentielle de 2026. D’autres actions allant dans le sens de marquer un certain rapprochement avec la mouvance, ont été faites par lui, mais, sont visiblement restées contre productives. 2026, ne se fera pas sans lui, surtout avec l’avènement d’un nouvel homme fort dans le fauteuil présidentiel, Richard Ouorou, tentera tout afin de recouvrer sa liberté.

Rachidi GBADAMASSI

Acteur politique et ancien député à l’Assemblée nationale. Les élections législatives de 2023, ont fermé les portes de l’hémicycle à Rachidi Gbadamassi. Repêché comme ministre conseiller selon le communiqué du conseil des ministres du 11 décembre 2024. Le portefeuille de la défense et de la sécurité, lui est confié. Désormais, loin de l’Assemblée Nationale, parce que n’ayant pas été positionné sur la liste des candidats, suite à une décision de son parti politique le Bloc Républicain de faire la promotion de la jeunesse, Rachidi Gbadamassi, reste un acteur politique majeur. Avec son titre de ministre conseiller, il sera sur le terrain et de tous les combats électoraux de 2026. Et pour preuve, il a mouillé le maillot pour les candidats du Bloc Républicain lors des élections communales et législatives du 11 Janvier 2026. Il en fera, certainement de même pour la présidentielle d’avril 2026. Son sport favori, sera également mis à contribution par marquer sa présence et ne passer aux oubliettes. Il s’agit de prendre fait et cause pour toutes les actions du gouvernement de la rupture.

Léonce Houngbadji

En 2026, l’actualité de Léonce Houngbadji sera marquée par l’organisation de la 4ᵉ édition de la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), prévue les 23 et 24 octobre 2026 à Paris. Cette rencontre internationale se positionne comme une plateforme d’action, d’innovation et d’impact, destinée à mettre en lumière une Afrique confiante et résolument tournée vers les solutions concrètes.

À travers la SAS 2026, Léonce Houngbadji entend valoriser des initiatives à impact mesurable, des réussites inspirantes et des talents africains du continent et de la diaspora. L’événement réunira décideurs, entrepreneurs, investisseurs, chercheurs, journalistes, communicants, innovateurs et acteurs de la société civile autour d’un objectif commun : découvrir, connecter et amplifier les solutions africaines capables de transformer durablement les économies, les sociétés et les territoires.

Le programme prévoit des conférences et débats sur l’innovation, l’inclusion, l’impact et la coopération, une exposition de projets innovants, des sessions de networking ainsi qu’une remise de prix destinée à distinguer les initiatives les plus prometteuses. Au-delà de la visibilité, l’ambition est de favoriser des partenariats structurants et de renforcer l’écosystème des acteurs du changement.

Parallèlement, Léonce Houngbadji poursuivra son engagement en faveur du journalisme de solutions, à travers des formations visant à promouvoir une presse davantage orientée vers l’innovation et l’impact. Son action en 2026 s’inscrira ainsi dans une dynamique cohérente : contribuer à repositionner le récit africain autour des compétences, des réussites et des perspectives d’avenir.

Corneille Atindéhou

En 2026, l’actualité de Corneille Atindéhou sera largement influencée par la présidentielle et par son activisme politique au sein du Bloc Républicain (BR). Vice-coordinateur du parti dans la 6ᵉ circonscription électorale (Abomey-Calavi, Sô-Ava, Zè), il jouera un rôle stratégique dans la mobilisation des militants et des sympathisants en faveur du candidat soutenu par la mouvance présidentielle.

Très actif sur le terrain, Corneille Atindéhou multipliera les rencontres de proximité avec les jeunes, les femmes, les leaders communautaires et les acteurs associatifs. Son objectif sera de consolider la base militante du BR, d’expliquer les enjeux du scrutin présidentiel et de renforcer l’adhésion autour du projet politique défendu par son camp. Dans une circonscription clé et fortement peuplée, son implication dans l’animation des structures locales et la coordination des actions de campagne fera de lui un acteur central du dispositif électoral.

Parallèlement à son engagement politique, il poursuivra ses actions sociales, notamment en faveur de l’autonomisation des femmes, du soutien aux activités sportives et socio-culturelles et de l’accompagnement des initiatives locales. Cette présence constante sur le terrain renforcera son image de leader de proximité.

En 2026, Corneille Atindéhou s’affirmera ainsi comme un relais important de la dynamique présidentielle, combinant mobilisation politique et engagement communautaire pour consolider son influence dans la 6ᵉ circonscription et au sein de la mouvance.

Ernest Tindo

En 2026, Ernest Tindo, Président de l’Organisation Panafricaine de la Jeunesse pour l’Économie Bleue (OPJEB), s’apprête à consolider son rôle de voix majeure de la jeunesse africaine engagée pour l’économie bleue durable et inclusive. Après une année 2025 marquée par une participation remarquée au Blue Africa Summit à Tanger (Maroc) et la brillante organisation de la 2ᵉ édition du FOJAEB à Toliara, Madagascar (du 17 au 19 avril 2025), un forum qui a réuni des jeunes, experts, décideurs politiques et partenaires institutionnels autour du potentiel du continent dans les secteurs maritimes et océaniques ; Tindo se tourne désormais vers 2026 avec une ambition renforcée : porter encore plus haut l’agenda de l’économie bleue portée par les jeunes Africains.

L’un des temps forts à venir est la préparation et l’organisation de la 3ᵉ édition du Forum des Jeunes Africains sur l’Économie Bleue (FOJAEB), qui interviendra dans la continuité de l’engagement annuel de l’OPJEB à stimuler l’appropriation des stratégies bleues locales et continentales par les nouvelles générations. L’édition 2026 devrait renforcer les orientations thématiques liées à l’innovation, l’entrepreneuriat maritime, la gestion durable des pêches, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier et les financements durables. Elle s’annonce comme un nouveau rendez-vous incontournable pour les jeunes leaders africains, les institutions publiques, les acteurs du secteur privé et les partenaires techniques, afin de co-construire des solutions concrètes pour une croissance bleue résiliente, génératrice d’emplois et d’opportunités durables pour les communautés côtières du continent.

Romuald Wadagni

Désigné candidat par les partis de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni s’impose désormais comme la figure centrale de la présidentielle béninoise de 2026. L’actuel ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances incarne la continuité du projet politique engagé depuis 2016. Son choix par la majorité ne relève pas du hasard : il symbolise à la fois la stabilité institutionnelle, la poursuite des réformes économiques et la volonté d’inscrire l’action gouvernementale dans la durée.

Technocrate reconnu, formé dans de grandes institutions internationales, Romuald Wadagni a été l’un des principaux artisans des performances macroéconomiques du Bénin ces dernières années. Croissance soutenue, réformes budgétaires, modernisation de l’administration financière : son bilan constitue le socle de son argumentaire politique. Ses soutiens présentent sa candidature comme celle de la compétence et de la rigueur, capable de consolider les acquis et d’attirer davantage d’investissements.

Mais au-delà des chiffres, l’actualité de sa campagne sera marquée par sa capacité à élargir son image de gestionnaire pour parler au cœur des Béninois. Emploi des jeunes, pouvoir d’achat, inclusion sociale et développement territorial seront au centre des attentes. Dans un contexte électoral stratégique, Wadagni devra transformer son profil d’expert en véritable leadership politique, capable de mobiliser largement.

La présidentielle de 2026 se jouera ainsi autour d’un enjeu clair : convaincre que la continuité peut rimer avec renouveau et que l’expérience économique peut devenir un projet national fédérateur.

Komi Koutché

En 2026, Komi Koutché continuera de marquer l’actualité politique béninoise, malgré son exil aux ÉtatsUnis, en tant que figure de l’opposition la plus en vue du pays. Ancien ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances sous Boni Yayi et leader historique de la plateforme politique qui porte ses idées, Koutché reste un acteur clé du débat démocratique béninois, même à distance. En 2025, il est ressorti comme une voix importante de critique contre la trajectoire politique du pouvoir en place, notamment à propos de la présumée « succession déguisée » autour du duo Romuald Wadagni-Mariam Chabi Talata pour l’élection présidentielle de 2026  ; il y dénonçait une stratégie d’enfermement institutionnel et d’exclusion politique qui risquerait de vider de sa substance la compétition électorale.

En 2026, son rôle se précisera autour de prises de position publiques sur les élections présidentielles d’avril et les recompositions de l’opposition après les législatives de janvier. Il devrait aussi impulser ou soutenir des initiatives de consultation nationale inclusive, organisées par ses réseaux et mouvements affiliés, pour proposer une alternative politique crédible face à l’actuelle majorité.

Komi Koutché restera ainsi un symbole du combat pour plus d’inclusion démocratique, un point de ralliement pour une partie de l’opposition et un critique implacable des réformes institutionnelles jugées restrictives pour le pluralisme au Bénin.

Une question demeure cependant, réussira t-il à maintenir sa position ou fléchira t-il en appelant à voter pour l’un des candidats ? Wait and see.

Is-Dine Bouraïma

Membre de la mouvance politique, Is-Dine Bouraïma est engagé aux côtés du régime Talon, apportant sa pierre à l’édifice de la métamorphose du Bénin.

Conseiller Technique au commerce du Ministère de l’Industrie et du Commerce, Is-Dine Bouraïma s’investit pour mieux positionner  le Bloc républicain dans la 19e circonscription électorale. 2026 étant une année électorale notammment celle des premières élections générales au Bénin, l’homme est attendu pour jouer sa partition dans l’optique d’une victoire de la mouvance aux joutes electorales. Ce membre influent du parti du cheval cabré à Porto-Novo et environs est également attendu pour sonner la mobilisation autour du candidat de la mouvance pour les élections présidentielles de 2026. Is-Dine Bouraïma devrait être sous les projecteurs durant l’année 2026.

Le Gal Fructueux Gbaguidi

Les défis sécuritaires restent une préoccupation majeure au Bénin et le Chef d’état-major de l’armée, le Général Fructueux Gbaguidi devra continuer à protéger et défendre l’intégrité du territoire national. Récemment promu pour avoir conduit la riposte (de loin), la riposte ayant fait échec à la tentative de coup d’Etat du 07 décembre dernier, l’homme sait que les défis ne seront pas moindres en 2026. Sur le champ de battaille contre les groupes terroristes, l’armée béninoise continue de combattre efficacement l’ennemi. Et le Chef d’état-major de l’armée béninoise, le Général Fructueux Gbaguidi n’échappera pas donc aux projecteurs.

Conrad Gbaguidi

Président du Conseil Économique et Social (Ces), Conrad Gbaguidi a marqué a réussi à transformer une institution habituellement discrète en un acteur clé du débat public. Il a rompu avec la réserve de ses prédécesseurs pour impliquer le Ces dans une dynamique de proximité. Cette visibilité inattendue a redonné de la crédibilité à l’institution, désormais perçue comme un lien entre le sommet de l’État et la base citoyenne. Conrad Gbaguidi a démontré qu’une volonté de réforme pouvait revitaliser n’importe quel organe constitutionnel. D’importants chantiers attendent l’homme en 2026.

Olushegun Bakari

Ministre des affaires étrangères, Olushegun Bakari a réussi à renforcer la coopération entre le Bénin et plusieurs pays du monde. Plus important, le patron de la diplomatie béninoise fait franchir de paliers importants au Bénin en ce qui concerne la suppression de visas pour l’entrée des béninois dans plusieurs pays à travers le monde. Un chantier qui sera à nouveau au coeur des priorités de son département ministériel en 2026. De l’intégration régionale à la coopération avec le monde, Olushegun Bakari sera à nouveau sous les projecteurs en 2026.

Joseph Djogbénou

President de l’Assemblée nationale, 10ème législature, Joseph Fifamin Djogbénou sera plus que jamais au devant de la scène politique. S’il peut se targuer d’avoir réussi à positionner l’Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) comme étant la première force politique du pays, l’ancien Président de la Cour constitutionnelle est désormais investi d’une nouvelle mission républicaine. Il aura la responsabilité de conduire les destinées du parlement pour les sept prochaines années. Joseph Djogbénou sera donc au coeur de l’actualité en 2026.

Louis Koukpemedji

Positionné dans la 20ème circonscription électorale, Dr Louis Koukpemedji a réussi à se faire élire député pour la première fois et pour sa première participation à une élection  législative. Visiblement l’un des plus jeunes députés de la 10ème législature, l’actuel Directeur général de la SoBAPS y voit le couronnement des efforts et sacrifices consentis. Très connu dans l’opinion publique bien avant l’avènement de la Rupture notamment à travers ses combats pour l’assainissement du sous-secteur pharmaceutique, Dr Louis Koukpemedji peut se targuer d’avoir significativement contribué à cette oeuvre de salubrité sous la Rupture. Bénéficiant de la confiance de Patrice Talon, ce jeune pharmacien, en sa qualité d’Administrateur provisoire de l’ex Came, a conduit avec succès le processus de la liquidation de la Centrale d’achat des médicaments essentiels avant de se voir confier les destinées de la nouvelle société SoBAPS qui, depuis, s’illustre comme l’une des sociétés étatiques les mieux gérées au Bénin. Et désormais, c’est à l’Assemblée nationale que se poursuivra les actions pour celui dont le parcours force l’admiration. Dr Louis Koukpemedji reviendra sans doute sous les projecteurs en 2026.

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