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Forêt classée de Pahou/Fin de l’exposition collective N-Art-Urel: Abimbola émerveillé par les œuvres des artistes contemporains

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Démarrée le 07 janvier, l’exposition collective N-Art-Urel à la forêt classée de Pahou devrait prendre fin le 31 janvier 2026. Mais finalement, c’est ce jeudi 05 février 2026 que les artistes contemporains, sous la direction du maître Dominique Zinkpè, ont mis un terme à l’exposition. Ceci, en présence du ministre du tourisme, de la culture et des arts, Jean-Michel Abimbola.

Pendant plus d’un mois, une trentaine d’artistes contemporains ont exposé des œuvres dans la forêt classée de Pahou, dans le cadre de la 2e édition de l’exposition collective N-Art-Urel. Que cela soit Marcel Kpoho, Tchif, Dominique Zinkpè, Marius Tchiakpè qui, par ses œuvres, montre les difficultés rencontrées par l’homme sur le chemin de la réussite, Mathias Tossa qui dénonce les inégalités sociales, Charly d’Almeida qui a travaillé le fer pour ses œuvres, Charly Djikou qui a utilisé la pierre et le granite dans ses œuvres, Carlos Sodokpa, Edouard Kpakpo, Marius Dansou, Génia Ohini, Adjos Togbé, Nangbé, Albert Tossa, Sébastien Boko, etc. la forêt classée de Pahou a respiré l’art pendant plus d’un mois, et au même moment que les Vodun Days.

L’’idée, aux dires de Dominique Zinkpè, c’est de faire en sorte que les artistes contemporains puissent faire des œuvres qui durent dans le temps, qui restent là et qu’avant d’aller à Ouidah, que ce soit un lieu de repos, de promenade pour les touristes et les Béninois, et surtout pour communiquer, pour montrer ce que les artistes font. « Après nous, il faut qu’on laisse des traces, c’est pour l’engagement. Je suis très heureux que 30 artistes acceptent de jouer à ce jeu, de laisser des traces dans nos sculptures, pour qu’après nous, on sache ce qu’on a vécu, ce qu’on a réussi à produire » a-t-il laissé entendre. Remerciant le gouvernement pour le soutien de l’Adac, Dominique Zinkpè souligne que le projet N-Art-Urel, ce n’est pas forcément pour vendre. « C’est un projet pour dire qui nous sommes et ce que nous savons faire » a-t-il laissé entendre.

Le ministre Jean-Michel Abimbola a visité chaque installation. A défaut de l’artiste en personne, un guide était à sa disposition pour expliquer les œuvres exposées. Emerveillé par tout ce qu’il a vu, Jean-Michel Abimbola a remercié le maitre Dominique Zinkpè qui, à ses dires, est un artiste préoccupé par la transmission du savoir, la transmission de l’art et des techniques. « Le génie est individuel. Mais les techniques qu’il transmet, que ce soit à Abomey, que ce soit à Abomey-Calavi, que ce soit également à travers ce type d’exposition, avec des artistes émergents, avec même des artistes totalement inconnus parfois, qu’il met en valeur. Donc je voudrais d’abord saluer cette prédisposition qu’il a à transmettre et à former les générations futures et les jeunes générations à ce bouillonnement artistique que nous avons dans notre pays le Bénin » a-t-il laissé entendre. Pour Jean-Michel Abimbola, cette exposition collective dans la forêt classée de Pahou est symbolique parce qu’elle illustre le respect que Dominique Zinkpè et ses artistes ont pour la nature en général. Cela se constate, à ses dires, par les médiums utilisés, le bois pour les sculpteurs ou de la récupération pour d’autres y compris des peintures. « Cela montre à quel point il faut protéger la nature, recycler, avoir une sensibilité écologique. Je voudrais dire que tout ça rentre dans la dynamique créative du gouvernement que nous implémentons depuis dix ans pratiquement maintenant et que nous souhaitons voir continuer malgré le changement certainement de la gouvernance dans notre pays dans quatre mois » a conclu Jean-Michel Abimbola.

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