Développer et valider le plan d’action pour renforcer les capacités du Bénin dans la production, le reporting et l’utilisation des données sur l’éducation et les compétences, c’est l’objectif qui sous-tend la tenue d’un atelier organisé par l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) du 03 au 05 novembre 2026 à la Cité ministérielle de Cotonou. Corollaires des recommandations issues de l’évaluation des besoins effectuée dans le cadre de l’identification des principales contraintes, des besoins prioritaires et des opportunités de renforcement du système national de données sur l’éducation et les compétences, les travaux de l’atelier ont permis aux participants de consolider le cadre de suivi et d’évaluation avec des indicateurs de performance clairs, d’identifier les domaines clés de communication et de plaidoyer et de développer les points d’action correspondants.

Membre de la deuxième cohorte de pays bénéficiant de l’initiative « Relever le défi des données et des compétences en matière d’éducation en Afrique » (ESDC), une initiative qui vise à soutenir les pays africains dans leurs efforts de renforcement de leurs systèmes de données sur l’éducation et les compétences, le Bénin a abrité un atelier d’élaboration d’un plan d’action national pour renforcer la production et l’utilisation des données sur l’éducation et les compétences, les 03, 04 et 05 novembre 2026. « Dans le cadre du projet « Relever les défis des données en matière d’éducation et de compétences en Afrique », nous travaillons sur ce projet de 30 pays et le Bénin fait partie de la deuxième cohorte des pays qui ont rejoint le projet. Nous avons commis un expert qui a travaillé sur un rapport d’évaluation des besoins, lequel rapport d’évaluation des besoins a souligné quelques recommandations pour les ministères en charge d’éducation du Bénin. Et nous sommes là aujourd’hui dans le cadre d’un atelier pour l’élaboration du plan d’action avec les trois ministères en charge des questions d’éducation et de la formation professionnelle. Au terme de cet atelier, on aura identifié les priorités à partir desquelles la DEA soutiendra l’action des trois ministères en matière de données. » a fait savoir Eugène Arnaud Yombo Sembe, Gestionnaire du projet des données à l’ADEA. Ledit atelier a réuni les points focaux de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) au sein des trois ministères en charge des questions d’éducation et de la formation professionnelle ainsi que des cadres des directions de la planification desdits ministères. Disposer des données probantes, est un atout important dans la prise de toutes décisions et singulièrement au niveau de l’éducation a rappelé le directeur de la planification de l’administration des finances du ministère des enseignements partenaires et primaires et point un focal de l’ADEA, Martin Essoun. « Le système éducatif permet de couvrir tout le territoire national. Il faut disposer forcément de données probantes pour la prise de décision et surtout l’allocation des ressources. Parce que si les données ne sont pas fiables, nous prenons des décisions. Des décisions qui vont nécessiter forcément des ressources. Ces ressources seront utilisées, mais à la fin, l’objectif ne sera pas atteint. » a-t-il martelé.

Jeraud LANGANFIN GLELE

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