Lors du dernier sommet Russie-Afrique, le Président russe Vladimir Poutine a fait une alléchante promesse de 50 milliards de dollars aux africains. Mais cette promesse, bien que mirobolante et séduisante n’a pas emballé beaucoup d’africains car lors du sommet Russie-Afrique de 2019, le leader russe avait promis 40 milliards de dollars d’aide et n’a atteint que 27 milliards. 

Va-t-il honoré enfin ses promesses ? Lors du dernier sommet Russie-Afrique tenu à Moscou, le président Poutine a fait une promesse de 50 milliards d’aide à ses partenaires africains. Mais au-delà de l’annonce fracassante, cette promesse laisse dubitatifs maints dirigeants africains habitués aux promesses du dirigeant russe.  En effet, lors du sommet de 2019, il avait promis 40 milliards de dollars d’aide mais n’a pu tenu entièrement ses engagements. Il n’a atteint que 27 milliards de dollars d’échanges avec l’Afrique. Le voilà qui annonce encore une nouvelle promesse à 50 milliards. Sept ans plus tard, l’objectif n’est toujours pas atteint. Pendant ce temps, la Chine échange 348 milliards de dollars avec le continent et l’Union européenne près de 355 milliards d’euros. Moscou multiplie les ambitions. Mais derrière les 166 accords et mémorandums signés au sommet, combien d’investissements, d’usines et d’emplois seront réellement créés en Afrique ?

40 milliards promis en 2019. 27 milliards atteints en 2026. Maintenant, Poutine en promet 50. Le commerce russo-africain progresse, mais reste très inférieur à celui de la Chine ou de l’Union européenne. Surtout, il demeure fortement déséquilibré : la Russie vend beaucoup plus à l’Afrique qu’elle ne lui achète.

Un mémorandum a été signé avec plus de 166 accords signés, mais un mémorandum n’est pas une usine. Bauxite, pétrole, nucléaire, agriculture : les annonces sont nombreuses. Mais aucun montant global d’investissements effectivement financés n’a été présenté. Signer promet une coopération. Financer, construire et créer des emplois la transforme en résultat.

 L’Afrique doit regarder les résultats, pas seulement les sommets. Le blé, les engrais et certains projets russes répondent à des besoins réels, mais acheter ne signifie pas industrialiser. La souveraineté économique consiste à multiplier les partenaires, comparer leurs offres et choisir ceux qui transforment les ressources africaines, créent des emplois et renforcent les capacités du continent.

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