Il est parti comme l’autre, emportant peut-être avec lui, dans le mystère de la mort, une vérité connue ou inconnue…
Alofa Codjo est mort des suites d’un Accident vasculaire cérébral (AVC). La nouvelle, annoncée lundi 26 octobre 2026 par le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, ravive les interrogations autour de l’affaire Dangnivo, l’un des dossiers criminels les plus marquants de l’histoire judiciaire du Bénin.
Condamné à trente ans de réclusion criminelle dans cette affaire, Alofa avait pourtant, dans ses dernières déclarations, nié avoir tué Pierre Urbain Dangnivo. Une affirmation qui, loin de dissiper les zones d’ombre, avait ravivé les débats sur les circonstances de cette disparition et sur la responsabilité réelle des différents protagonistes.
Une bouche se referme ?
Aujourd’hui, la mort d’Alofa referme peut-être une boucle, ou une boucle mais pas les interrogations. Que savait-il réellement ? Ses dernières déclarations traduisaient-elles une vérité longtemps tue ou une volonté de continuer à clamer son innocence ? Et surtout, que reste-t-il à établir dans cette affaire qui a tant marqué l’opinion publique ?
Comme Dangnivo, Alofa s’en va, laissant derrière lui des questions auxquelles la mort ne saurait apporter de réponses. L’un a disparu dans des circonstances qui ont bouleversé le pays ; l’autre meurt après avoir été condamné pour son assassinat, tout en contestant l’avoir commis.
Alofa a rejoint Dangnivo. Mais entre celui qui n’est jamais revenu et celui qui vient de s’éteindre, le mystère, lui, semble demeurer.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE


