La création du Comité national du Numérique, institué par le décret n° 2026-579 du 2 septembre 2026 et publié le vendredi 16 octobre intervient dans un contexte où le régime actuel entend doter chaque ministère d’un responsable du numérique. Cette orientation, conjuguée à la mise en place de cette nouvelle instance, pose la question de la coordination des initiatives numériques au sein de l’administration publique.

Présidé par le chef de l’État, Romuald Wadagni, ou son représentant, le comité aura notamment pour mission de coordonner les projets numériques de l’État, de suivre leur avancement et de donner son avis sur les grands projets avant leur lancement.

Ce dispositif pourrait ainsi contribuer à limiter la dispersion des initiatives, les chevauchements de compétences et les investissements redondants. L’enjeu serait de favoriser une meilleure articulation entre les projets portés par les différentes administrations, afin de renforcer la cohérence de l’action publique dans le domaine numérique.

Le comité devra également anticiper les évolutions technologiques, notamment celles liées à l’intelligence artificielle, et contribuer à la sécurité des systèmes informatiques publics. Sa composition prévoit la participation des principaux responsables institutionnels du secteur : le ministre chargé de la Transformation digitale et de l’innovation, le directeur général de l’Agence des systèmes d’information et du numérique, le directeur général du Centre national d’investigations numériques, le directeur général de l’Agence nationale de cybersécurité et de résilience.

L’articulation entre ce comité national et les responsables du numérique dans les ministères constituera l’un des enjeux de ce dispositif. La répartition des rôles entre ces différents acteurs pourrait être déterminante pour éviter les doublons, faciliter le suivi des projets et assurer la cohérence des choix technologiques de l’État.

De l’efficacité…

Au-delà de l’organisation institutionnelle, l’efficacité de cette nouvelle gouvernance numérique pourrait se mesurer à ses retombées concrètes pour les citoyens : simplification des démarches administratives, réduction des délais, amélioration de l’accès aux services publics et sécurisation des données personnelles.

 Autant d’objectifs dont la réalisation permettrait d’apprécier la portée réelle de cette initiative.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE 

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