Dans le cadre de sa politique de responsabilité sociétale, la Société Industrielle d’Acier du Bénin (Siab) a officialisé ce vendredi 16 octobre 2026, un appui financier de cinq millions de francs Cfa au bénéfice de l’hôpital de zone de l’Ordre de Malte à Djougou. Un acte traduit par une remise de chèque qui marque ainsi un engagement fort en faveur de la santé mère-enfant et de la lutte contre la malnutrition.
La Siab appuie l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Ceci, à travers un don de 5 millions de Franc Cfa. La cérémonie officielle de remise de chèque s’est déroulée dans les locaux de la Siab, mobilisant autour les deux parties. Pour la direction générale de la Société, cet engagement philanthropique découle d’une vision managériale profondément humaniste, attentive aux réalités des communautés au sein desquelles l’entreprise déploie ses activités industrielles et commerciales. Pour son Directeur général, ils évoluent, exécutent leurs activités dans un environnement donné. « Dans notre philosophie, il faut être aux côtés de ceux qui se battent pour les plus démunis », a déclaré Hermann Sanon, soulignant la portée sociale de cette démarche caritative. En portant son choix sur une structure sanitaire spécialisée dans l’accompagnement des femmes, des nourrissons et des jeunes enfants, l’entreprise entend contribuer activement à l’amélioration durable du bien-être des populations locales. « C’est un hôpital qui œuvre pour le bien-être de la femme et des bébés, des enfants. Donc nous avons jugé utile d’apporter notre petite contribution pour l’œuvre gigantesque qu’ils accomplissent », a ajouté le Directeur général. Pour le dirigeant, miser sur la santé de la petite enfance constitue un investissement incontournable pour l’avenir de la nation. « Quand vous avez de l’ambition, il faut prendre soin du capital humain. Le capital humain, il faut songer aux plus jeunes. Les enfants, lorsqu’ils sont en bonne santé, lorsqu’ils ont une bonne croissance, ça permet de contribuer déjà à leur bien-être et aussi d’en faire un capital humain d’avenir de très bonne qualité », a-t-il affirmé. Cette enveloppe de cinq millions de francs CFA représente une première étape d’un partenariat pérenne. « On a fait une remise symbolique de la somme des 5 millions. C’est juste pour cette fois, je crois que ça s’inscrit dans un partenariat qui va s’établir dans la durée », a précisé le directeur général, réitérant que l’essentiel réside dans l’utilisation concrète des fonds pour soulager les couches sociales les plus vulnérables.
Défis sanitaires et impératifs de transparence sur le terrain
Réagissant à cette marque de générosité, Loïc Durand, directeur de l’hôpital de l’Ordre de Malte situé à Djougou dans le nord du pays, a fait part de sa satisfaction. Pour lui, c’est toujours un moment heureux quand un mécène s’intéresse à sa structure, de surcroît un hôpital. En tant qu’hôpital pôle mère-enfant, la structure prend en charge les futures mamans ainsi que les enfants en bas âge. Le financement octroyé par la Siab sera alloué en priorité à deux volets essentiels : d’une part, le renforcement du programme de recherche, de dépistage et de prise en charge nutritionnelle des enfants au sein du centre spécialisé ; d’autre part, le renouvellement du parc informatique de l’établissement pour moderniser les processus administratifs, faciliter les redditions de comptes auprès du ministère de la tutelle et améliorer les conditions de travail d’une partie du personnel.
Une contribution qui sauve des vies
L’ampleur de la malnutrition dans la zone sanitaire demeure un défi quotidien. L’hôpital détecte en effet environ 6 000 enfants malnutris par an. Si les actions menées depuis vingt ans dans les vingt villages ruraux environnants ont porté leurs fruits au point d’éradiquer presque totalement le phénomène dans ces zones reculées, la situation s’avère plus complexe en milieu urbain. La ville de Djougou, caractérisée par sa forte mixité, son rôle de carrefour et son brassage de populations, enregistre des poches de malnutrition persistantes. Pour y faire face, l’hôpital a subdivisé la cité en vingt quartiers distincts, quadrillés quotidiennement par des équipes de sensibilisation et de formation des mères. Les agents procèdent à des contrôles systématiques des nourrissons de zéro à deux ans, détectant précocement les anomalies de poids ou de taille pour orienter les familles vers le centre nutritionnel. Ce centre dispose d’une capacité d’accueil de dix-huit lits, permettant aux mères d’accompagner leurs enfants durant des séjours d’une semaine à un mois. L’établissement y assure une réhabilitation nutritionnelle rigoureuse, en s’appuyant notamment sur des dons de lait octroyés par l’UNICEF et sur la fabrication autonome d’une farine enrichie. Pour garantir une transparence irréprochable dans l’utilisation des fonds alloués par des mécènes comme la SIAB, un rapport d’exécution mensuel est adressé à l’organisme de gestion de référence à Paris (l’Ordre de Malte-France), aux autorités municipales locales ainsi qu’aux partenaires donateurs.



