Au Bénin, les nak muays (pratiquants de Muay-thaï) ont été renforcés sur les règles et techniques de la pratique du Muay-thaï. Œuvre de Pascal Hodonou, et son association « Les Chevaliers de la République », les pratiquants du Muay-thaï ont participé à un stage national de perfectionnement axé sur la pratique et l’enseignement de la discipline, les samedi 10 et dimanche 11 octobre 2026. La session s’est axée autour d’un programme ciblant l’actualisation des méthodes d’entraînement, la préparation physique, la gestion des athlètes ainsi que la maîtrise des techniques de combat. Ladite session s’est tenue au complexe sportif Dojoland de Cotonou.
Au-delà du perfectionnement technique, tactique et pédagogique, cette session a servi de cadre pour renforcer la cohésion entre les clubs et resserrer les liens au sein de la communauté béninoise de boxe thaïlandaise.
Les participants ont ainsi pu échanger leurs expériences et approfondir les spécificités de cet art martial. « Pendant cette formation, j’ai appris que la boxe thaïlandaise est un art martial qui comporte huit membres : les coudes, les genoux et après, on ajoute la boxe anglaise. C’est très différent des autres arts martiaux, il faut être vraiment attentif », explique Morgane Soufiano. Pour Raylino Odjo, le stage répond à des besoins précis rencontrés sur le ring : « C’est une sensation de satisfaction. Je me sens vraiment satisfait de cette formation et je pense que ça va nous aider tous à atteindre certains niveaux. Dans les combats, on se retrouve dans différentes situations desquelles on doit s’en sortir. À la fin de ces deux jours, nous avons travaillé sur ces circonstances et nous pourrons mieux nous en sortir à l’avenir ».
Un expert formateur de renom à disposition
L’animation des ateliers a été confiée à l’expert ivoirien Henry Jallah Ce dernier est revenu sur le contenu du programme dispensé et sur l’engagement constaté chez les stagiaires : « Le premier jour, on essaie de leur faire comprendre ce que c’est le Muay-thaï, quelles sont ses armes importantes pour un boxeur et à quoi elles servent. Je suis très content parce que les jeunes sont vraiment intéressés et motivés. Malgré la fatigue, ils tiennent bon, ce qui me motive encore plus. Cotonou est comme mon deuxième pays. Je serai toujours là pour le soutenir dans l’organisation de ces camps d’entraînement, et pourquoi pas sur une semaine la prochaine fois. Il faut saluer cette initiative à l’endroit de la jeunesse. C’est par le travail que nous allons construire l’Afrique. Il n’y a pas de magie, seul le travail paye ». Cette session de recyclage s’inscrit dans une démarche globale visant à structurer la discipline sur le territoire national en attendant sa reconnaissance officielle. Félicien Houetchekpo, promoteur du Muay-thaï au Bénin, précise les motivations et la vision qui guident ces rassemblements périodiques. « Le Bénin regorge de champions sans que le ministère ne le sache encore, parce que nous n’avons pas encore de fédération et nous nous battons pour y parvenir. Nous avons organisé ce stage pour recycler les entraîneurs de tous les départements, qui ont répondu présent. L’harmonisation technique est primordiale. C’est pour cela que nous avons sollicité l’expert ivoirien Henry Jallah afin d’inculquer aux coachs les bases de la culture thaïlandaise. Nous prévoyons des recyclages tous les quinze jours avec l’ambition de hisser la boxe thaïlandaise au plus haut niveau. Nous n’avons pas droit à l’erreur et nous sommes là pour travailler », a-t-il clarifié. En réunissant les techniciens venus des différents départements du pays, l’association « Les Chevaliers de la République » entend pérenniser ces rendez-vous de formation pour garantir la transmission des valeurs de discipline, de rigueur et de respect inhérentes aux arts martiaux, tout en posant les jalons d’une organisation durable du Muay-thaï béninois.
