Il n’est plus président du parti, mais son nom était sur toutes les lèvres. À l’occasion du deuxième congrès ordinaire du parti Les Démocrates tenu à Porto Novo, les congressistes ont beau avoir tourné la page institutionnelle de Boni Yayi, ils n’ont pas réussi à tourner la page politique. Tous les discours prononcés au congrès ont fait l’éloge de sa personnalité.

Un hommage appuyé du Nigeria

Le ton a été donné par l’international. Le représentant du Parti social démocrate du Nigeria, Prince Henry Amikè, a rendu un vibrant hommage au président Boni Yayi. Devant les militants, il l’a qualifié de véritable démocrate, de référence morale pour la sous région et d’homme d’État qui a su quitter le pouvoir dans le respect des institutions. Dans un contexte ouest africain marqué par les transitions brutales, l’évocation du modèle Yayi a résonné comme un rappel de son empreinte continentale.

Le message fraternel de Laurent Gbagbo

Quelques minutes plus tard, c’est le PPA CI de Laurent Gbagbo qui a enfoncé le clou. Son deuxième vice président, Oulaye Hubert, a porté un message d’amitié fraternelle et panafricaine du président Laurent Gbagbo à son ami Boni Yayi. Dans ce message lu à la tribune, Laurent Gbagbo salue l’engagement constant de Boni Yayi en faveur de l’épanouissement des peuples africains et de la souveraineté du continent. Une reconnaissance entre deux anciens chefs d’État qui ont marqué l’histoire récente de l’Afrique de l’Ouest.

Une présence qui s’impose au parti

Au delà des invités étrangers, les interventions internes n’ont pas échappé à la règle. Les cadres, les femmes, les jeunes, tous ont invoqué le bilan, la vision et le charisme du fondateur. Une manière de rappeler que Les Démocrates restent, dans l’imaginaire militant, le parti de Boni Yayi.

Si officiellement le parti affiche une nouvelle direction avec Nourénou Atchadé à sa tête, ce deuxième congrès a montré une réalité politique. Boni Yayi est parti de la présidence, mais son ombre plane encore sur Les Démocrates. Et dans une période où le parti traverse une zone de turbulences avec la démission collective de plusieurs cadres dont Éric Houndété, cette référence tutélaire apparaît comme un ciment et un repère pour la base.

Th A

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