Cotonou a accueilli pendant deux jours la 16e Assemblée ordinaire plénière de la Conférence des organisations internationales non gouvernementales (Coing) de la Francophonie. Placé sous le thème « Réinvestir dans la paix », cet événement s’est achevé ce mardi 29 septembre 2026. La cérémonie de clôture a été marquée par la présentation des synthèses des travaux de commissions, la révision des textes réglementaires ainsi que les interventions des responsables de la Francophonie et du gouvernement béninois.
La 16e Assemblée de la Coing s’est achevée. Au terme de travaux intenses, les participants ont validé la feuille de route pour la période 2026-2028 et ont plébiscité l’Appel de Cotonou pour la paix. Les débats au sein des commissions spécialisées ont permis de dégager plusieurs orientations stratégiques. Il s’agit notamment de la reconnaissance formelle de la société civile comme actrice centrale de l’espace francophone, de la valorisation des langues maternelles avec le projet de création d’un musée virtuel, et d’un accent particulier mis sur la formation des enseignants. Par ailleurs, les délégués ont préconisé une meilleure structuration des organisations membres. Cela passe par l’actualisation de la base de données des Ong, le renforcement de leurs capacités opérationnelles et la mise en place d’un outil numérique de support administratif. Sur le plan institutionnel, cette assemblée a été marquée par le renouvellement des organes de gouvernance. Le président de la Coing, Claude Moussavyi, ainsi que la vice-présidente, ont été reconduits dans leurs fonctions par consensus pour un nouveau mandat de deux ans. Dans son allocution, Claude Moussavyi a exprimé sa gratitude envers les délégués et a salué le travail accompli par le comité de suivi sortant. Il a rappelé que la Francophonie doit demeurer un espace d’action et de proximité. Le président réélu a affirmé l’urgence de transformer leurs paroles en engagements, leurs engagements en partenariats et leurs partenariats en résultats concrets au service des populations et des territoires. De son côté, l’administratrice de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), Caroline Sinclair, a salué la clarification du cadre institutionnel et la mise à jour des directives régissant les relations avec les Ong. Elle a rappelé que la construction de la paix repose sur la capacité collective à maintenir le dialogue et à créer de la confiance. Soulignant le respect de l’autonomie de la Coing, l’administratrice a déclaré que leur gouvernance leur appartient, leur parole leur appartient, mais l’Oif sera à leurs côtés pour les accompagner. Elle a également souhaité que ces contributions puissent éclairer les décisions lors des prochaines échéances. Enfin, le discours officiel de clôture a été prononcé par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Bénin, Franck Armel Afoukou, représentant la ministre de tutelle. Le diplomate a salué la qualité des réflexions axées sur la démocratie, les droits humains et la diplomatie citoyenne, tout en réaffirmant l’engagement du Bénin à accompagner les initiatives de la société civile. Franck Armel Afoukou a précisé que la déclaration, les résolutions et l’Appel de Cotonou seront soumis aux chefs d’État et de gouvernement lors du 20e Sommet de la Francophonie, prévu les 15 et 16 novembre prochains à Phnom Penh, au Cambodge.
J.G



