C’est le point noir du rapport d’exécution budgétaire à mi-parcours. La Direction Générale des Douanes a vu ses recettes reculer de 407,8 à 378,4 milliards FCFA à fin juin 2026, soit une perte de 29,5 milliards, -7,2% sur un an. Son taux d’exécution n’est que de 39,9% de l’objectif annuel révisé de 947,4 milliards.
Le rapport cite cinq facteurs qui ont plombé la Douane : le maintien de la fermeture de la frontière avec le Niger, l’attentisme des opérateurs économiques en pleine période électorale, présidentielle d’avril 2026, l’évolution défavorable du Naira nigérian face au FCFA, la hausse du dollar américain et les contraintes sécuritaires dans le Nord
Dans le détail, les droits et taxes à l’importation reculent de 10,4% à 145,8 milliards, les impôts et taxes intérieurs sur biens et services baissent de 10% à 88 milliards. Seule éclaircie, les droits et taxes à l’exportation progressent de 17,9% mais ne suffisent pas à inverser la tendance.
La Douane reste vulnérable à la conjoncture régionale et monétaire.

