Chaque rentrée, le même scénario se répète à Porto Novo, Cotonou, Abomey- Calavie et partout au Bénin. Les directions d’écoles privées envoient les fiches de réinscription avec des montants qui donnent le vertige. Scolarité, frais d’études et tenue : la facture grimpe jusqu’à 250 000, 450 000, parfois le million de francs pour un seul enfant au secondaire.
Et pourtant beaucoup de parents s’exécutent, par peur de perdre le niveau de leur enfant. Il est temps de dire stop.
Réinscrire son enfant dans un système qui augmente chaque année de 20% sans justification, c’est accepter de s’endetter pour 9 mois.
L’éducation est un droit, pas un marché. Certaines écoles privées vendent aujourd’hui le prestige plus que la qualité. Mêmes programmes, mêmes examens nationaux, mais des frais 10 fois supérieurs à ceux du public.
Quand seuls les enfants de riches peuvent accéder à certaines écoles, on fabrique une école à deux vitesses.
Les ministères en charge de l’enseignement doivent mettre fin à de pareilles choses :
Plafonner les frais de scolarité dans le privé, par ordre d’enseignement et par zone. Toute augmentation doit être justifiée et autorisée.
Il faut Contrôler et sanctionner les établissements qui pratiquent des frais cachés.
Il faut que les parents refusent de réinscrire. Ça veut dire non au chantage.
Si les parents continuent à payer sans rien dire, les montants vont encore doubler les années à suivre.



