La deuxième édition africaine de la formation des boursiers de l’Unrec sur le contrôle des armes légères et de petit calibre (Alpc) a pris fin, vendredi 21 août au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles (Cpadd) de Ouidah. Les bénéficiaires, 22 issus de 16 pays, retournent dans leur pays respectif dotés d’attestation de participation mais surtout de compétences nécessaires à l’Afrique pour produire sa propre sécurité.

Le séjour des 22 boursiers au Bénin, en complément de la phase théorique tenue au Togo, a été intense. En cinq jours, les bénéficiaires, essentiellement des diplomates, cadres et opérationnels de la police, l’armée et de la gendarmerie ont vu leurs capacités renforcées. « Pendant ces semaines, nous avons abordé les principaux cadres internationaux et régionaux, la gestion des armes et des munitions, le marquage, l’enregistrement, le traçage, la gestion des stocks, la destruction, la sécurité aux frontières, les transferts, le rôle des commissions nationales, les plans d’action nationaux mais également les dimensions liées au genre, à la jeunesse et à la prévention de la violence armée. (…) Une formation comme celle-ci n’est jamais en sens unique. Nous avons aussi appris de vous », avoue, profondément émue, Charahzade Housni, chargée de programme à l’Unoda, le bureau des Nations unies organisateur de la formation à travers son bras armé, l’Unrec.

Les boursiers confirment ce ressenti. Leur porte-parole, la nigériane Rasheeda Aliyu Lawwal salue « une expérience enrichissante et mémorable ». Ils s’estiment désormais aguerris aux « enjeux liés au contrôle des armes en Afrique, et désormais capables d’identifier des solutions et approches adaptées aux réalités des pays africains respectifs. « Cette formation a été un véritable espace d’échange », retient Rasheeda Aliyu Lawwal. Entre « exercices pratiques enrichissants » et visites de terrain, les participants ont été en outre amenés, « parfois jusqu’à tard la nuit » à penser des projets sur la problématique du contrôle des armes légères. Il s’agissait pour eux d’imaginer des solutions réalités sur la base du diagnostic. Le jury est ressorti de leur évaluation heureux. « 100% des boursiers ont réussi au test », a dévoilé Charahzade Housni. Cette nouvelle réjouit Anselme Yabouri, directeur de l’Unrec. « Ils ont assimilé plus rapidement les connaissances théoriques, ils se sont mieux comportés lors des séances pratiques et ils ont présenté également des projets individuels plus pertinents », a-t-il félicité.

Le projet de la marocaine Maroua Kharbouch a obtenu le premier prix. L’Unrec espère les projets de resteront pas lettre morte. Les porteurs désormais alumni sont encouragés à les développer de retour dans leur pays respectif. L’organisation a d’ailleurs anticipé : l’Onu a prévu certes un « mécanisme de suivi de ces projets et certains vont bénéficier d’un appui en termes de financement pour la mise en œuvre » mais les porteurs ne doivent pas se sentir les mains liées. A cet effet, ils ont été formés « aussi à la recherche de financement sur place dans le pays respectif pour faire avancer leurs projets » sans nécessairement attendre un appui direct des Nations Unies, souligne le directeur de l’Unrec, docteur Anselme Yabouri.

TG

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici