Le carrefour de Zounhoué a vécu du 14 au 16 août 2026 au rythme des tambours, des chants et des rites ancestraux. Durant trois jours, la cérémonie annuelle « Edjawouwou », placée sous le haut parrainage du vénéré Hounnongan Kossè et organisée par Sa Majesté Hounnongan Africa Pawa, a réuni adeptes, initiés et curieux autour des divinités Djagli et Azon.
La cérémonie annuelle « Edjawouwou », placée sous le haut parrainage du vénéré Hounnongan Kossè et organisée par Sa Majesté Hounnongan Africa Pawa a eu lieu du 14 au 16 août 2026 au carrefour de Zounhoué. Dès les premières heures, les sonorités des tam-tams sacrés ont donné le top. Dans leurs parures rituelles, les adeptes ont exécuté des danses et gestes codifiés, sous les regards attentifs d’un public venu assister à ces manifestations de la tradition vodoun. Chants, danses et prières se sont ainsi succédé dans une atmosphère de ferveur. Pour les fidèles, chaque geste possède son langage et chaque mélopée conserve une part de la mémoire transmise par les générations précédentes. Les anciens occupaient une place particulière dans cette chaîne de transmission, tandis que les plus jeunes découvraient, au fil des cérémonies, les premiers repères d’un patrimoine qui continue de se transmettre.
Au cœur de cette communion, Hounnongan Africa Pawa, guérisseur traditionnel et consultant de Fâ, a salué la présence des participants et rappelé la portée de l’événement. Pour lui, Edjawouwou demeure un moment privilégié pour honorer les ancêtres, préserver les savoirs traditionnels et entretenir le lien entre les générations. Il a également exprimé sa reconnaissance à Hounnongan Kossè pour son parrainage, qu’il considère comme un geste en faveur de la sauvegarde du culte vodoun. La dimension communautaire de la cérémonie était également manifeste. Femmes, hommes, enfants et anciens ont pris part, chacun à sa manière, à cette célébration. Les offrandes, les danses et les bénédictions ont rythmé les différents temps de la manifestation. Le tam-tam sacré, omniprésent, semblait donner à l’ensemble son souffle et sa cadence. Lorsque le dernier jour s’est achevé dans la lumière déclinante du soleil, la foule s’est progressivement dispersée. Restait le sentiment d’avoir vécu un moment où spiritualité, mémoire et vie collective s’étaient étroitement mêlées.
M.M.



