Cotonou accueille du 10 au 12 août 2026, un séminaire national d’information et de sensibilisation sur la politique et le droit de la concurrence en Afrique de l’Ouest. Le présent rendez-vous qui se déroule à Golden Tulipe mobilise les acteurs du secteur privé et les cadres impliqués dans la mise en œuvre de la législation communautaire…

Trois jours durant soit du 10 au 12 août 2026, les cadres des structures en charge de la concurrence, les professionnels des secteurs des assurances, de la pharmacie et des représentants des journalistes économiques et des associations de consommateurs seront outillés sur le contenu de la législation communautaire de la concurrence.  Organisé avec l’appui technique et financier du Programme d’Appui à la Concurrence et à la Sécurité des produits de consommation (PACoSPro)/volet Afrique de l’Ouest, ce séminaire vise à améliorer le niveau de maîtrise de la législation communautaire de la concurrence en vue d’un meilleur fonctionnement du marché commun et d’un développement de la culture de concurrence au sein de l’Uemoa. Au cours des travaux les participants échangent, entre autres, sur l’introduction au droit de la concurrence de l’Union, le cadre institutionnel de l’Uemoa, la coopération avec les États membres, le rôle des organisations professionnelles face au droit de la concurrence, la politique de la concurrence et la protection des consommateurs. A en croire le Directeur de la concurrence du ministère du commerce intérieur, Bernard Ehoun, le Bénin s’est doté d’une politique nationale de la concurrence avec à la clé, la mise en place de l’Autorité nationale de la concurrence dont l’opérationnalisation requiert une synergie d’action avec notamment les opérateurs économiques. “…ceux-ci ne peuvent pas contribuer efficacement à l’opérationnalisation de l’Autorité s’ils ne maîtrisent pas les droits communautaires et les droits nationaux de la concurrence“ a-t-il déclaré pour contextualiser l’organisation du séminaire. Selon ses propos, les participants devront procéder à une restitution des notions acquises auprès d’autres acteurs dans l’optique de maximiser l’impact.

La concurrence : Une nécessité stratégique…

Quant à Mélaine Cohou Tchokponhoue, Directeur de la concurrence au sein de la Commission de l’Uemoa, il a précisé que la concurrence vise à dynamiser les échanges entre les États membres de l’Union dans l’optique de renforcer la compétitivité des entreprises. Le séminaire vise à partager déjà les règles de concurrence pour permettre à ces entreprises-là de les maîtriser, de les intérioriser, de les respecter et de compétir déjà entre elles pour être dynamiques et pouvoir faire face à la concurrence internationale, a-t-il laissé entendre. Faut-il le souligner, Cotonou est la dernière capitale qui accueille les travaux d’une série de quinze séminaires dont huit pour les Etats membres de l’Uemoa. La rencontre permet également de dresser le bilan de la mise en œuvre du dispositif communautaire de la concurrence et de présenter le Programme d’appui à la concurrence et à la sécurité des produits de consommation (PACoSPro), ainsi que ses objectifs et les perspectives qu’il offre pour le renforcement de la politique de concurrence dans l’espace communautaire.

Dans son intervention, Prof Filiga Michel Sawadogo, Commissaire chargé du Département du marché régional et de la coopération, a fait savoir que la garantie d’une concurrence saine devient une nécessité stratégique dans un monde marqué par l’ouverture des marchés, les mutations technologiques, l’émergence d’acteurs de plus en plus puissants et les enjeux d’intégration régionale. A l’en croire, la concurrence constitue le mécanisme par lequel les entreprises sont incitées à innover, à offrir des prix justes et à améliorer la qualité de leurs produits et services ainsi qu’à contribuer au bien-être du consommateur. « Ce séminaire nous offre donc l’opportunité de réfléchir ensemble, d’échanger nos expériences et de renforcer nos capacités sur des thématiques variées relatives aux règles de concurrence, leur impact dans une économie de marché et de protection des consommateurs » a-t-il déclaré. Procédant à l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère du commerce intérieur, Eric Kader Tabe Gbian déclaré que la politique de la concurrence garantit le bon fonctionnement des marchés, favorise l’efficacité économique, stimule l’innovation, protège les consommateurs et offre aux entreprises des conditions de compétition équitables. A l’en croire, le présent séminaire vise à favoriser une meilleure appropriation des règles de concurrence et de consolider les mécanismes de coopération indispensables à l’efficacité de leur mise en œuvre.

A.B

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