Après la polémique née autour de la désignation du chef quartier de Fifadji, Justin Seflimi Ahogbe a sollicité Matin Libre pour apporter sa part de vérité. Mis en cause par certaines allégations, notamment celles lui reprochant de ne plus résider dans le quartier depuis plusieurs années, le conseiller local de Fifadji a souhaité apporter des éléments de réponse à ces accusations.
Né à Fifadji en 1976, Justin Seflimi Ahogbe revendique une présence de longue date dans le quartier. « Je suis né ici, j’ai été scolarisé à Fifadji, je me suis marié à Fifadji et mes enfants sont à Fifadji », explique-t-il. Il affirme également y avoir installé le bureau de son entreprise et y exercer ses activités d’entrepreneur dans le secteur des BTP.
À l’appui de ses déclarations, plusieurs éléments sonores et documents sont parvenus à la rédaction de Matin Libre. Ces pièces sont notamment destinées à répondre aux interrogations soulevées sur son ancrage et sa résidence à Fifadji.
Des documents d’état civil pour attester de sa résidence
La question de la résidence constitue l’un des principaux points de la controverse. Justin Seflimi Ahogbe réfute fermement l’affirmation selon laquelle il aurait quitté Fifadji depuis plus de dix ans.
Il produit notamment des documents d’état civil qui, selon les éléments transmis à la rédaction, établissent son lien de résidence avec Fifadji. À ces documents s’ajoutent d’autres éléments présentés par l’intéressé, dont des procès-verbaux de vote et des éléments sonores, pour mettre en avant son ancrage électoral et social dans la localité.
Justin Seflimi Ahogbe explique que ses déplacements sont liés à ses activités professionnelles, tout en affirmant avoir conservé son domicile familial à Fifadji. Son bureau d’entreprise y serait également implanté.
Un parcours politique qui plaide en sa faveur
Au-delà de la question de la résidence, l’intéressé met en avant son expérience dans la gestion des affaires locales. Il affirme être conseiller local depuis près de vingt ans. Son engagement politique remonte, selon lui, à la période de la Renaissance du Bénin (RB), avant son adhésion au Bloc républicain (BR).
Lors des dernières élections locales, Justin Seflimi Ahogbe affirme avoir assuré la coordination du BR à Fifadji. Le parti étant arrivé en tête dans la localité, le processus de désignation du chef quartier a été engagé. Il indique avoir alors manifesté son intérêt pour le poste, aux côtés de trois autres candidats. Faute de consensus entre les prétendants, un vote aurait finalement été organisé sous la supervision de la coordination du 9e arrondissement.
17 voix sur 24
Les résultats du vote constituent l’un des principaux éléments avancés par Justin Seflimi Ahogbe pour défendre sa désignation. Selon le procès-verbal transmis à Matin Libre, 24 personnes ont participé au vote, sur les 29 appelées à prendre part au processus. Justin Seflimi Ahogbe a obtenu 17 voix. Il devance ainsi nettement les autres candidats, qui ont obtenu respectivement trois voix, trois voix et une voix.
L’intéressé estime que ce résultat traduit la confiance placée en lui par les représentants appelés à choisir le chef quartier. Il rappelle également son implication de longue date dans la vie politique et sociale de Fifadji.
« Je veux développer Fifadji »
Loin de vouloir réduire le débat à sa personne, Justin Seflimi Ahogbe affirme que sa candidature répond surtout à une volonté de contribuer davantage au développement du quartier.
Il cite notamment l’état des voies, le besoin d’éclairage public et la nécessité de poursuivre les travaux d’aménagement. Pour lui, le chef quartier doit être un acteur de proximité, capable de faire remonter les préoccupations des habitants et de travailler avec les autorités. Il rejette par ailleurs toute opposition personnelle à ses concurrents et assure être disposé à collaborer avec tous les acteurs de Fifadji.
Un appel à Bio Tchané
Pour finir, Justin Seflimi Ahogbe s’en remet à la direction du Bloc républicain et particulièrement à son président, Abdoulaye Bio Tchané. Il souhaite que les responsables du parti examinent les différents éléments du dossier et, s’ils le jugent nécessaire, descendent eux-mêmes à Fifadji.
Pour le conseiller local, une telle démarche permettrait de vérifier ses attaches dans le quartier, mais aussi de mieux apprécier le processus ayant conduit à son choix. Entre le procès-verbal faisant état de 17 voix sur 24, les documents d’état civil, les éléments sonores et les autres pièces parvenus à la rédaction, Justin Seflimi Ahogbe entend ainsi apporter des réponses aux contestations soulevées après sa désignation.
Fifonsi Cyrience KOUGNANDE



