À l’heure où l’intelligence artificielle et le numérique transforment le monde du travail, Young Pioneers for Development (YPD) et l’Organisation Béninoise pour la Formation Sociale (OBFIS) ont réuni ce vendredi 7 août 2026 des jeunes à la Bibliothèque Bénin Excellence de Zogbadjè. L’objectif : préparer les nouvelles générations aux métiers de demain.

Autour du thème « Les métiers de demain et l’adaptation des compétences à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », l’échange a été animé par Dr Mohamed Kayal, expert en économie du tourisme et enseignant à la Sorbonne Abu Dhabi. La modération était assurée par Beker Quenum, Directeur exécutif de YPD.

Comprendre les mutations pour mieux s’adapter

En introduction, Dr Mohamed Kayal a rappelé l’enjeu du moment. Il a expliqué que le numérique et l’IA transforment tous les secteurs, qu’il s’agisse des biens ou des services. De nouveaux métiers apparaissent, d’autres évoluent et certains disparaissent.

S’appuyant sur les profils des participants, étudiants, demandeurs d’emploi et salariés, il a insisté sur une idée centrale : tout le monde est concerné. Pour lui, l’IA n’est pas un remplaçant mais un assistant. Elle permet de gagner du temps, d’automatiser des tâches, de mieux communiquer et de trouver de nouveaux clients, à condition de lui donner les bonnes commandes et de garder l’effort personnel.

De l’artisanat à la banque : des exemples concrets

Avec Beker Quenum, l’échange est devenu pratique. Les deux intervenants ont illustré comment des métiers traditionnels se transforment. Dans l’artisanat par exemple, l’IA peut aider à la création, à la visualisation 3D des prototypes et à la promotion sur les réseaux sociaux. Dans le commerce, des outils permettent de répondre automatiquement aux clients sur WhatsApp, de gérer les commandes et de cibler les zones de forte demande.

Le télétravail, la livraison optimisée par la géolocalisation, les paiements numériques et l’analyse des données sont autant de domaines où les compétences digitales deviennent indispensables. Dr Kayal a aussi cité l’exemple de l’ANIP au Bénin. Cette digitalisation des services publics est aujourd’hui observée et copiée dans la sous-région.

Compétences techniques et humaines au cœur de la réussite

Au delà de la technique, les intervenants ont mis l’accent sur les compétences humaines. Esprit critique, vérification de l’information, ouverture culturelle et réseau professionnel restent incontournables. « On utilise l’IA comme un assistant et pas comme un remplaçant », a résumé Dr Kayal.

Il a également présenté la méthode SWOT comme un outil pour identifier les opportunités. Pour lui, chaque jeune représente une opportunité avec sa spécialisation, en sociologie, en marketing ou en numérique. Ensemble, ces compétences peuvent renforcer les entreprises et les ONG, acteurs clés du développement local.

Quatre messages à retenir

En conclusion, quatre idées ont été retenues. Les métiers évoluent très rapidement. Les compétences deviennent le principal facteur de réussite. La formation continue tout au long de la vie est indispensable. Enfin, le numérique et l’IA offrent de réelles opportunités lorsqu’ils sont utilisés de manière responsable et éthique.

Les participants se sont montrés très intéressés. Ils ont posé des questions pertinentes auxquelles l’orateur a apporté des réponses convaincantes, dans une atmosphère à la fois pédagogique et participative. Des attestations sont remises aux participants à la fin de la rencontre.

Thomas AZANMASSO 

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