À chaque période de fraîcheur, le commerce des pull-overs connaît un regain d’activité sur les marchés de Parakou. Le mois d’août 2026 ne fait pas exception. La demande explose, les prix suivent une tendance à la hausse et les ménages se précipitent pour acheter de quoi se protéger du froid.
Les prix ont augmenté sur l’ensemble des marchés de la ville. Un pull acheté en juillet ne coûte plus le même prix au mois d’août. Partout à Parakou, les étals ont changé de visage. Les sandales et les tee-shirts ont laissé place aux pull-overs. Les vendeurs déballent leurs ballots de friperie et exposent une grande variété de modèles : pulls simples à col rond ou en V, pulls à capuche, cardigans à boutons ou à fermeture éclair, cols roulés et bien d’autres.
Des pulls de friperie aux articles neufs importés, notamment de Turquie, en passant par les modèles tricotés localement, les prix varient selon la qualité, la période et la source d’approvisionnement.
En juillet, un pull simple d’entrée de gamme se vendait entre 800 FCFA et 1 000 FCFA. Aujourd’hui, il faut compter entre 1 500 FCFA et 2 000 FCFA. Une augmentation qui touche également les modèles de meilleure qualité.
Selon les vendeurs, cette hausse s’explique par le coût d’achat des ballots, la forte demande saisonnière et les frais de transport. « En période de fraîcheur, le prix des ballots augmente, ce qui nous oblige à revoir nos tarifs à la hausse pour réaliser un bénéfice », explique Issa Garba, vendeur de pull-overs au marché Arzèkè.
Faridath, vendeuse de friperie, renchérit : « Le problème vient du Nigeria. Là-bas aussi, il fait frais. Les fournisseurs vendent donc plus cher. Pour obtenir la marchandise, il faut investir davantage, ce qui se répercute sur les prix pendant la saison fraîche. » Les grossistes confirment également que la demande est forte et que les ballots deviennent plus rares.
Pour les vendeurs, cette période est particulièrement rentable. « Je ne vends pas au marché, mais entre 6 h et 8 h, je gagne déjà 10 000 FCFA. Avant la fraîcheur, je réalisais à peine 3 000 FCFA en une journée. C’est la saison des vendeurs de pulls », confie Karim Orou, vendeur ambulant.
Cette flambée des prix pèse toutefois sur les ménages. Pour de nombreux parents, acheter des pulls pour plusieurs enfants représente une dépense importante. « Que ce soit au marché ou chez les vendeurs ambulants, les prix sont pratiquement les mêmes. Mais je dois acheter des pulls pour mes enfants, même si ce n’est pas facile avec les autres dépenses », témoigne un père de famille.
Aziz, conducteur de zémidjan, confirme cette tendance : « Les pulls sont devenus chers, mais nous n’avons pas le choix. Il faut bien se protéger contre la fraîcheur. »
Les vendeurs estiment que les prix resteront élevés tant que les températures resteront basses. Une baisse est attendue avec le retour de la chaleur.
La fraîcheur de ce mois d’août confirme une nouvelle fois le caractère saisonnier du commerce des pull-overs. Une période particulièrement favorable aux vendeurs, mais qui impose des dépenses supplémentaires aux ménages. Pour de nombreux consommateurs, anticiper les achats avant l’arrivée de la saison fraîche pourrait permettre de limiter l’impact de cette hausse des prix.
Baudelaire SIMKPON (Stg)



