Juillet 2026 : The Guardian Nigeria et Vanguard News publient, à quelques jours d’intervalle, deux grands portraits consacrés à Hassan Dakhlallah, PCA de Porteo Group. Deux journaux qui n’ont aucune raison de flatter qui que ce soit au Bénin — et qui décrivent pourtant, dans leurs colonnes, ce qu’un entrepreneur actif sur nos chantiers depuis des années a bâti. La question qui mérite d’être posée : qu’est-ce qu’ils ont vu, et pourquoi est-ce que ça nous parle ?

Le Nigeria est un pays qui sait reconnaître ceux qui construisent vraiment. C’est une économie de 220 millions d’habitants, avec des décennies de chantiers d’infrastructure derrière elle — et des décennies de retards, de surcoûts et de promesses non tenues aussi. Quand un journaliste nigérian, aguerri à toutes ces déceptions, décide de consacrer plusieurs milliers de mots à un entrepreneur africain et de le comparer à Dangote et à Julius Berger, ce n’est pas de la politesse. C’est un verdict. Et ce verdict-là, il concerne aussi le Bénin.

Hassan Dakhlallah, pour ceux qui ne connaissent que son nom, c’est l’homme derrière Porteo Group — le groupe ivoirien qui a réhabilité l’échangeur de Godomey, lancé l’autoroute Sèmè-Podji–Porto-Novo, bitumé les axes Vêdoko–Étoile Rouge et Misséssinto–Allada. Des chantiers béninois. Des routes que des milliers de nos compatriotes empruntent chaque jour sans forcément savoir qui les a construites. Ce que Lagos vient de nommer, c’est ce que nous voyons sous nos pieds depuis des années.


CE QUE DEUX GRANDS JOURNAUX NIGÉRIANS ONT ÉCRIT SUR LUI

The Guardian Nigeria, le 13 juillet 2026, titre : « L’entrepreneur en série qui construit comme Dangote et livre comme Julius Berger s’étend à travers l’Afrique de l’Ouest. » Un portrait fouillé, plusieurs milliers de mots, signé par Sodiq Omolaoye.

Vanguard News, quelques jours avant : « Hassan Dakhlallah a passé 15 ans à construire les routes de l’Afrique. Il a un message pour l’Afrique de l’Ouest. »

Deux rédactions indépendantes, avec des standards éditoriaux exigeants, qui arrivent à la même conclusion au même moment. Ce n’est pas une coïncidence — c’est la reconnaissance d’un parcours qui a atteint une masse critique. Dangote et Julius Berger ne sont pas cités à la légère au Nigeria : ce sont les deux étalons-or du continent, l’un pour la puissance industrielle, l’autre pour la fiabilité d’exécution. Les mettre dans le même titre qu’un Ivoirien actif au Bénin, c’est une affirmation forte.


Le Nigéria à la quête du modèle PorteO

Pour comprendre l’intérêt des journalistes nigérians, il faut comprendre ce qu’ils cherchent. Le Nigeria souffre depuis des décennies d’un paradoxe douloureux : un pays riche en ressources, des besoins d’infrastructure énormes, et des chantiers qui s’enlisent. Routes inachevées depuis vingt ans. Opérateurs étrangers qui exécutent, rapatrient les profits et partent. Quand un journaliste de Lagos cherche une alternative crédible à ce modèle — africaine, intégrée, qui livre à la date promise — il regarde Porteo et il trouve une réponse.

Ce que le Guardian Nigeria décrit sous le nom de « théorie Dangote » appliquée à la construction, c’est simple : Porteo ne dépend de personne pour livrer ce qu’il a promis. Béton fabriqué en interne (Technic Béton), acier produit maison (B. Steel), asphalte maison, plus de 3 000 machines achetées plutôt que louées. Pendant quinze ans, les bénéfices sont allés dans les équipements, pas dans les dividendes. C’est ce choix-là — discret, peu glamour, jamais médiatisé — qui rend possible de tenir une date de livraison au Bénin quand un fournisseur est en retard, quand la pluie s’en mêle, quand les conditions ne sont pas idéales. Et les conditions ne sont jamais idéales.

« La souveraineté productive ne se décrète pas. Elle se construit patiemment, en se donnant les moyens de ne pas dépendre, sur chaque chantier, d’une chaîne extérieure. »
Hassan Dakhlallah — PCA Porteo Group


Quand le Bénin inspire le géant voisin

Il y a une lecture de cet intérêt nigérian qui mérite d’être faite — pas pour Dakhlallah, mais pour nous. Le Bénin a été, depuis dix ans, l’un des pays africains les plus constants dans l’exécution de ses programmes d’infrastructure. Le PAG 2016-2021, le PAG 2021-2026 — une continuité de politique publique rare sur le continent, saluée par le FMI lui-même. Cette continuité-là a créé un environnement dans lequel un opérateur comme Porteo peut planifier, s’engager, exécuter sans être pris en otage par des réorientations politiques ou des cahiers des charges qui changent en cours de route.

Dakhlallah l’a dit lui-même, dans un post LinkedIn qui a circulé dans les cercles du développement africain : « Quand un État tient sa méthode, les opérateurs peuvent planifier. Les investisseurs peuvent s’engager. Les projets peuvent être exécutés dans de bonnes conditions. La continuité est un actif économique à part entière. » Ce qu’il décrit, c’est le Bénin. Et ce que le Nigeria voit en lui, c’est en partie le reflet d’un pays qui a créé les conditions pour qu’un tel entrepreneur puisse travailler correctement.


737M€
de chiffre d’affaires — Porteo Group 2025
342e
au classement Jeune Afrique 500 champions africains
12 000
collaborateurs, 23 nationalités, 7 pays africains

L’homme que la reconnaissance internationale révèle

Le portrait du Guardian Nigeria s’ouvre sur une scène qu’on n’oublie pas facilement. Avril 2025, Washington — Dakhlallah est dans les couloirs du FMI, entre deux réunions avec des économistes qui débattent de l’avenir de l’Afrique en milliards et en diapositives. Son téléphone vibre. Des photos : un chantier bloqué au Bénin. La pluie. L’excavatrice immobile dans la boue. Il regarde quelques secondes. Il calcule les jours de retard à rattraper. Et il retourne en réunion.

Cette image-là n’est pas anodine. Elle dit que l’homme qui discute avec le FMI est le même que celui qui se soucie d’un retard de chantier à Cotonou. Que la reconnaissance internationale ne l’a pas coupé du terrain. Quinze ans de construction africaine, ça laisse des réflexes que les salles de conférence de Washington ne font pas disparaître. Et c’est précisément pour ça que les journalistes nigérians s’y intéressent — pas parce qu’il est dans un discours, mais parce qu’il est encore dans la boue.

« L’Afrique doit être jugée sur ce qu’elle construit — pas sur ce qu’elle annonce. »
Hassan Dakhlallah


Ce que Matin Libre retient

Matin Libre a toujours fait le pari que le journalisme de solutions vaut mieux que le journalisme de déploration. Ce qui se passe avec Hassan Dakhlallah et la couverture nigériane est exactement le genre de signal que ce pays devrait savoir lire — et amplifier.

Ce n’est pas une histoire de fierté nationaliste ou de récit de réussite à usage interne. C’est un signal concret sur ce que le Bénin est capable de produire quand il tient un cap, quand il crée un environnement dans lequel les opérateurs peuvent travailler sérieusement, et quand il attire des partenaires qui ne viennent pas chercher une rente mais construire quelque chose de durable. Lagos l’a vu. Il est peut-être temps que Cotonou le dise plus fort.


PORTEO GROUP AU BÉNIN — CE QUI A ÉTÉ CONSTRUIT

  • Échangeur de Godomey avec piste cyclable
  • Autoroute Sèmè-Podji–Porto-Novo (en cours)
  • Bitumage Vêdoko–Étoile Rouge
  • Bitumage Misséssinto–Allada
  • Corridor Cotonou-Lomé : temps de transit des poids lourds réduit de 11h à 5h
  • Fondation Porteo : accompagnement des communautés locales dans les zones d’intervention

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