En l’espace de quelques semaines, Bétérou s’est retrouvé au cœur de plusieurs affaires de trafic de munitions. La nouvelle saisie de 500 cartouches de calibre 12, opérée dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026 par le commissariat de l’arrondissement de Bétérou, relance les interrogations sur les circuits empruntés par les trafiquants.

Selon la Police républicaine, les cartouches étaient dissimulées dans le coffre d’une Toyota Corolla circulant sur le tronçon BétérouDjougou. Le conducteur, un homme d’une trentaine d’années, a été interpellé et placé en garde à vue en attendant d’être présenté au procureur de la République.

Cette affaire n’est pas isolée. Le 20 juin dernier, le Service régional de lutte contre la fraude Borgou-Alibori avait intercepté, dans la même localité, un véhicule transportant 3 000 cartouches de chasse de calibre 12 soigneusement dissimulées dans une cargaison. Quelques jours auparavant, une autre opération avait permis la saisie de 625 cartouches de chasse, en plus de 304,7 kilogrammes de produits psychotropes.

La répétition de ces opérations soulève une question : pourquoi Bétérou revient-il aussi souvent dans les dossiers liés au trafic de munitions ?  Si ces saisies traduisent une intensification des contrôles des forces de sécurité et des services douaniers, au-delà des interpellations, le véritable défi reste désormais le démantèlement des filières. Identifier les commanditaires, retracer les circuits d’approvisionnement et les destinations finales des munitions sera déterminant pour freiner durablement ce trafic. Car si les convoyeurs tombent, les réseaux, eux, ne pourront être neutralisés qu’en remontant toute la chaîne.

Fifonsi Cyrience KOUGNANDE 

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