Invitée au 9ᵉ congrès mondial contre la peine de mort à Paris, la Présidente de la Haute Cour de Justice du Bénin, Professeure Dandi Gnamou, a électrisé le public en racontant comment son pays a aboli la peine capitale. Par une stratégie originale, où la jurisprudence a ouvert la voie au législateur avant d’être verrouillée par la Constitution, elle a montré que le droit peut devancer la politique pour défendre la vie humaine.

La rencontre, qui se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026, a permis à la Professeure Dandi Gnamou de partager l’expérience béninoise relative à l’abolition de la peine capitale. Elle a montré que le Bénin illustre une voie originale d’abolition : non pas une abolition immédiatement parlementaire, ni une abolition directement prononcée par le juge, mais une abolition juridictionnellement préparée, législativement consacrée et constitutionnellement verrouillée.

Elle a démontré comment la Cour constitutionnelle a rendu effectifs les engagements internationaux abolitionnistes dans l’ordre interne et a, par sa jurisprudence, produit une dynamique de sédimentation normative. Il ressort de sa démonstration, largement applaudie et suscitant l’intérêt du public, que sans se substituer au législateur, le juge l’a incité, par ses décisions successives, à jouer sa partition en votant des lois conformes aux engagements internationaux pris par le pays.

Elle a conclu en affirmant que : « lorsque la politique hésite à abolir, le droit peut déjà commencer à protéger la vie ».

Source : AP – Haute Cour de Justice

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici