Par l’intermédiaire de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), samedi 20 juin 2026, le comité des rites Vodun du Bénin, présidé par le Professeur Kakpo Mahougnon, a réuni au Chant d’oiseaux les journalistes. L’objectif de la rencontre est de permettre aux hommes de médias d’être informés au sujet de ce qu’il convient d’appeler désormais la théologie Vodun. Loin d’être une séance de conversion encore moins d’évangélisation sur les principes et réalités liés à la religion Vodun, ce petit séminaire d’information devrait permettre désormais aux journalistes d’avoir sur eux le nouveau lexique sur les réalités de ladite religion et, dans le même temps, commencer par opérer la déconstruction du narratif péjoratif longtemps utilisé par les envahisseurs pour banaliser la souche culturelle de tout un peuple. Pour le professeur Kakpo Mahougnon, Djodji Amouzouvi, leurs paires et les hounbonongan (prêtres Vodun) qui constituent le comité, cet exercice était très nécessaire puisque pour eux les journalistes, que ce soit de la radio, la télévision ou la presse écrite, sont ceux qui relaient l’information et il s’avère capitale qu’ils le fassent dorénavant avec une maîtrise plus ou moins parfaite du langage lié à cette réalité africaine et béninoise en particulier. Simple manière pour signifier qu’il est temps que l’histoire du Bénin puisse reprendre ses lettres de noblesse et être écrite proprement dans le langage qu’il faut avec les mots qu’il faut. Autrement dit <<Tant que les lions n’auront pas leur propre historien, les histoires de chasse profiteront toujours au chasseur>>. Cette séance était donc un devoir fondamental pour le comité des rites Vodun et une activité phare inscrite dans leur plan annuel de travail (PTA).  Lors de la séance, les journalistes ont pris connaissance des nouvelles terminologies et dénominations pour désigner ceci ou cela parmi les réalités ayant trait au Vodun. Ils ont été également mis au parfum de quelques subtiles nuances qui suscitaient la confusion dans les appellations ou désignations de certaines réalités.  Achevée sur une note de satisfaction, cette séance fait désormais des hommes de médias les porteurs de la lourde responsabilité de restituer l’histoire avec exactitude afin d’être la véritable lumière pour le monde sur les réalités du Vodun. 

Teddy GANDIGBE

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