Pendant longtemps, il a été l’invité discret mais indispensable des repas béninois. Vert, rouge ou jaune, le piment accompagne les sauces et donne du caractère aux mets les plus simples. Mais depuis plusieurs semaines à Parakou, ce n’est plus seulement dans les assiettes qu’il pique. Sur les étalages des marchés, le piment vert en particulier fait grimacer les consommateurs. Son prix s’envole, obligeant de nombreux ménages à revoir leurs habitudes alimentaires.
Au marché Arzèkè, comme dans plusieurs points de vente de la ville, les vendeuses constatent toutes la même réalité : les clients achètent moins. Là où une petite somme permettait autrefois de repartir avec une quantité appréciable de piment, les mêmes pièces ne remplissent désormais qu’une poignée de sachets. Une situation qui suscite incompréhension et inquiétude.
« Le coût élevé du piment est dû aujourd’hui à la faible pluviométrie et parfois abondant observée dans la période entre Décembre à Février et de Février à Avril », nous a confié, Aïcha, une vendeuse de piment au marché Arzekè. Elle poursuit : « le piment vert est devenu cher depuis plus de 5 mois, la mesure d’une boîte vendue à 800f est désormais à 1500 voir 2000f, ce qui bloque la rentabilité ».
Certains consommateurs prennent des précautions pour ne pas manquer le peu de piment dans leur sauce ou recourent au piment en poudre et d’autres espèrent que le prix revienne à la normale.
Cécile BRISSO (stg)
