La nomination d’un nouveau Directeur général à la tête de l’administration douanière béninoise suscite de nombreuses attentes au sein des acteurs de la chaîne logistique et du commerce international. Parmi eux, les jeunes déclarants mandataires en douane voient dans ce changement de gouvernance une occasion de renforcer l’efficacité du secteur et de redonner un nouvel élan à la compétitivité du corridor béninois.
Pour Marouf Salami, président de l’Association des jeunes déclarants mandataires en douane du Bénin (Ajdmdb), cette désignation intervient dans un contexte où les défis liés au transit régional et à la fluidité des échanges commerciaux exigent des réponses fortes et innovantes. Selon lui, les professionnels du secteur espèrent l’ouverture d’une nouvelle phase marquée par davantage de modernisation, de transparence et de performance administrative. Le responsable associatif estime que le Port autonome de Cotonou demeure un maillon stratégique du commerce sous-régional. Pendant plusieurs décennies, cette plateforme portuaire a constitué une porte d’entrée privilégiée pour les marchandises destinées aux pays de l’hinterland tels que le Niger, le Burkina Faso et le Mali. Toutefois, l’évolution de la concurrence régionale et certaines contraintes opérationnelles ont progressivement réduit cet avantage comparatif.
Face à cette réalité, les acteurs du transit souhaitent voir émerger des réformes capables de simplifier les procédures, d’accélérer le traitement des dossiers et de renforcer la digitalisation des services douaniers. Pour Marouf Salami, l’amélioration du climat des affaires passe également par la réduction des lourdeurs administratives et par une meilleure coordination entre les différents intervenants de la chaîne logistique. Au-delà des réformes techniques, il plaide pour un dialogue permanent entre l’administration douanière et les opérateurs économiques. Une collaboration renforcée, selon lui, favoriserait la prise en compte des réalités du terrain et contribuerait à l’élaboration de solutions adaptées aux besoins des usagers. Les jeunes déclarants mandataires en douane considèrent également que le développement du secteur doit s’inscrire dans une vision régionale ambitieuse. L’amélioration des corridors commerciaux, la sécurisation des flux de marchandises et le renforcement des partenariats avec les pays voisins apparaissent comme des leviers essentiels pour consolider la position du Bénin dans le commerce ouest-africain. Tout en adressant ses félicitations au nouveau Directeur général, Marouf Salami formule le vœu de voir son mandat marqué par des réformes concrètes et des résultats mesurables. Pour les professionnels du secteur, cette nomination représente bien plus qu’un simple changement administratif : elle incarne l’espoir d’un nouvel élan pour le transit, l’emploi et l’attractivité économique du Bénin.
M.M.






