71 % des chambres d’hôtel du pipeline africain sont aujourd’hui rattachées à cinq groupes mondiaux non-africains (Marriott, Hilton, Accor, Radisson, IHG), selon le rapport 2026 du African Hotel Chain Development Pipeline.

2,2 milliards de dollars. C’est le montant payé en septembre 2025 par le groupe français Canal+ pour racheter MultiChoice, propriétaire de DStv et SuperSport, et avec lui, le contrôle des principaux droits de diffusion sportive du continent.

0,38 %. C’est la part de l’Afrique subsaharienne dans le marché mondial de la musique enregistrée en 2025, selon le Global Music Report 2026 de l’IFPI : 120 millions de dollars sur un total mondial de 31,7 milliards. Pour un continent de 1,4 milliard d’habitants, dont les artistes comme Burna Boy, Tyla, Rema, Black Coffee, Davido ou Aya Nakamura sont devenus des marques globales écoutées partout dans le monde.

Ces trois chiffres racontent la même histoire, dans trois secteurs différents. L’Afrique consomme. L’Afrique produit. L’Afrique anime. Mais l’Afrique ne capte qu’une fraction de la valeur qu’elle génère.

Lisons ces chiffres correctement

Elles ne disent pas que Marriott, Canal+ ou Spotify ont fait quelque chose de mal. Ces groupes ont construit, sur des décennies, des plateformes mondiales, des marques fortes, des systèmes de loyauté, des infrastructures techniques et des capitaux patients. Ils investissent en Afrique. Ils créent de l’emploi. Ils élèvent les standards de qualité. Le développement de l’hôtellerie ouest-africaine, par exemple, doit énormément à ces groupes : sans eux, beaucoup de villes africaines n’auraient pas l’offre hôtelière de standard international qu’elles ont aujourd’hui.

Ces chiffres prouvent que dans nos trois secteurs prioritaires, ce sont les opérateurs internationaux qui détiennent les plateformes par lesquelles transite la valeur. Pas par malveillance. Par capacité. Parce qu’ils ont, depuis longtemps, joué le jeu de la consolidation, des rachats successifs, et de la construction de groupes intégrés. Pendant que nous gardions, nous, le réflexe de la PME indépendante, du label personnel, du tour-opérateur familial.

La question est de savoir si nous, Africains, allons construire à notre tour des plateformes de cette taille. Et l’instrument qu’ils ont utilisé pour y arriver, l’instrument le plus rapide et le plus éprouvé du monde, porte un nom : les fusions et acquisitions.

C’est l’objet de cet article.

La conscience existe, mais elle reste timide

L’Afrique a pris conscience que le sport, la culture et le tourisme sont de véritables industries. Mais notre prise de conscience reste timide, hésitante pendant que le reste du monde a déjà tranché et investit massivement.

En 2024, le monde a battu un record : 410 opérations de rachats et de fusions dans le sport, soit 44 % de plus que l’année précédente.

En 2025, la dynamique a continué : 19 % de hausse supplémentaire. Côté hôtellerie et tourisme, les transactions ont bondi de 83 % en valeur sur la seconde moitié de 2025. Blackstone a racheté Hamilton Island pour 1,2 milliard de dollars. MCR Hotel a racheté Soho House pour 2,7 milliards.

L’Afrique, dans tous ces rapports, reste une note de bas de page. 1,4 milliard d’habitants, le continent le plus jeune du monde, la population la plus passionnée de football, le patrimoine culturel le plus riche de la planète. Et nous restons un paragraphe sur des « marchés de niche pour fonds à impact ».

Ce n’est pas une fatalité mais plutôt une opportunité stratégique. Et les fusions & acquisitions, faites sérieusement, structurées localement et bien pilotées , peuvent le combler plus vite que n’importe quel autre outil à notre disposition.

Une précision avant d’aller plus loin. Une fusion-acquisition, c’est simplement quand une entreprise en rachète une autre, ou quand deux entreprises se regroupent pour n’en former qu’une. Rien de magique. C’est l’un des moyens les plus rapides pour grandir, attirer des capitaux, et atteindre la taille qui permet de peser.

L’argument tient en trois leviers : la M&A pour faire entrer du capital ; la M&A pour regrouper ce qui est dispersé ; la M&A pour bâtir des champions panafricains. Et un préalable que personne n’ose nommer, sur lequel je reviens à la fin.

Premier levier : faire entrer du capital

Nos secteurs ne manquent pas de demande mais d’argent structuré.

La Banque mondiale prévoit que le tourisme subsaharien apportera 168 milliards de dollars et 18 millions d’emplois d’ici 2033. Les industries créatives, selon l’UNESCO, emploient déjà plus de jeunes Africains que les mines. Le football africain produit des audiences que le Real Madrid envierait.

Et pourtant, quand un exploitant de stade au Ghana, un festival au Sénégal ou un voyagiste au Kenya a besoin de financer sa croissance, ses options se limitent à trois : 1- se débrouiller seul, 2- supplier un bailleur de fonds, 3- vendre à perte à un acheteur étranger.

La M&A, bien comprise, n’est pas l’ennemie de la propriété africaine. C’est le mécanisme qui fait circuler l’argent, l’expertise et la taille, rapidement. La vraie question n’a jamais été si la M&A allait arriver dans nos secteurs. C’est qui va piloter les opérations, qui va capter la valeur, et qui va contrôler les plateformes après.

Un exemple parlant : en juillet 2025, la SFI (Banque mondiale) et Proparco (filiale de l’AFD) ont mis 50 millions de dollars dans Helios Sports and Entertainment, un véhicule d’investissement dédié au sport et au divertissement en Afrique. En une seule opération, ils ont fait ce qu’aucun rapport politique n’avait réussi : ils ont prouvé qu’une plateforme sportive africaine valait quelque chose, et signalé au monde entier que le secteur est sérieux. Une opération a fait bouger le marché plus qu’une décennie de conférences.

Autre exemple : le fonds Kasada, soutenu par des garanties de la Banque mondiale, a livré 2 900 chambres d’hôtel dans sept pays africains en trois ans (Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Kenya, Namibie, Nigeria, Rwanda). 225 millions de dollars de garanties ont débloqué 450 millions d’investissements étrangers et créé environ 1 860 emplois. Sans cette logique de regroupement et de rachats successifs, ces hôtels n’existent simplement pas.

La leçon est simple : L’argent ne va jamais vers des marchés petits, éclatés et informels, peu importe l’attractivité de la demande. L’argent va vers des plateformes et des systèmes structurés.

Deuxième levier : regrouper ce qui est dispersé

Entrez dans n’importe quelle capitale africaine et comptez les entreprises trop petites pour peser. Des voyagistes avec cinq véhicules. Des concessionnaires de stade gérant une seule enceinte. Des labels de musique qui signent un artiste à la fois. Des organisateurs de festivals qui courent après les sponsors chaque année. Des hôtels-boutiques de douze chambres.

Chacun est un acte d’héroïsme entrepreneurial ; en revanche cet éclatement n’est pas un trait culturel pittoresque, c’est la raison pour laquelle nos secteurs ne peuvent pas négocier avec les grands acteurs mondiaux, attirer des capitaux sérieux, ou construire les outils qui transforment le chiffre d’affaires en bénéfices : Un hôtel de 50 chambres pourrait avoir du mal à s’offrir un logiciel sophistiqué de gestion des prix. Un promoteur d’un seul événement ne peut pas négocier avec Netflix. Une fédération nationale qui négocie ses droits TV seule obtient une fraction de ce qu’un bloc régional obtiendrait.

C’est exactement le problème qu’avait le sport jeunesse aux États-Unis jusqu’en 2025, jusqu’à ce que les investisseurs « découvrent » ce secteur et déclenchent ce que la presse a appelé le thème M&A de l’année. Logiciels, événements, médias, infrastructures : tout a été regroupé en plateformes intégrées. Les valorisations ont explosé. Un secteur « fragmenté, passionné » est devenu investissable presque du jour au lendemain.

Les parallèles avec l’Afrique sont gênants et évidents. Académies de football, festivals culturels, voyagistes boutiques, agences de talents, production d’événements, restauration en stade, médias sportifs : tous attendent une logique de regroupement qui respecte la propriété africaine tout en apportant la discipline opérationnelle.

Le regroupement par M&A ferait trois choses en même temps. D’abord, il créerait des économies d’échelle : les systèmes partagés, les achats groupés, la technologie mutualisée qui transforment des marges de 8 % en marges de 22 %. Ensuite, il créerait un pouvoir de négociation face aux diffuseurs, sponsors et plateformes mondiales qui aujourd’hui pompent la valeur de notre éclatement. Enfin, il créerait des actifs assez grands pour que les fonds de pension et les fonds souverains puissent y investir sérieusement.

En octobre 2025, Afrika Invest, un voyagiste centré sur l’Afrique subsaharienne, a été racheté par le fonds européen Egeria. Ce n’est pas une anomalie. C’est la première vague. La question est de savoir si la deuxième vague sera africaine ou étrangère. L’instrument est le même. La seule variable, c’est le passeport de l’acheteur.

Troisième levier : bâtir des champions panafricains

L’idée la plus dommageable de la politique économique africaine, c’est que nos marchés seraient trop petits pour des champions de classe mondiale. Faux. Ils sont trop éclatés, et c’est un problème complètement différent, avec une solution complètement différente.

Le Nigeria, c’est 220 millions d’habitants. L’Égypte, 110 millions. L’Éthiopie, 130 millions. La CEDEAO dépasse la population de l’Union européenne. L’Afrique de l’Est, 300 millions de consommateurs qui grandissent de 5 % par an. La Zone de libre-échange continentale, en théorie, c’est 1,4 milliard.

Ce qui nous manque, ce n’est pas la taille du marché mais des entreprises construites pour opérer dans plusieurs pays africains à la fois.

C’est exactement ce que la M&A permet de faire. Des rachats croisés à l’intérieur de l’Afrique : un groupe média nigérian rachetant une maison de production kényane, un groupe hôtelier marocain entrant dans l’hôtellerie sénégalaise, un promoteur ivoirien prenant le contrôle d’une plateforme de festivals sud-africaine. Aucune stratégie de croissance organique ne fait ça à la même vitesse.

La tech africaine l’a déjà prouvé : 66 acquisitions en 2025, en hausse de 69 %. Stitch a racheté ExiPay. Moove a racheté Kovi. Les opérations se font, elles ne se font simplement pas dans le sport, la culture et le tourisme.

Et si on pensait intersectoriel ?

Jusqu’ici, on a parlé de regroupements à l’intérieur d’un même secteur : hôtels avec hôtels, médias avec médias. Mais la vraie révolution viendra quand les entreprises africaines commenceront à se rapprocher entre secteurs. C’est là que se trouvent les chaînes de valeur les plus puissantes, parce qu’elles couvrent l’ensemble de l’expérience du client.

Voici quatre exemples concrets de fusions intersectorielles qui auraient un impact immédiat sur le continent.

Sport + tourisme : la chaîne « événement-séjour ». Imaginons un promoteur événementiel qui rachète, ou se rapproche d’une chaîne hôtelière régionale et d’un voyagiste. Du jour au lendemain, ce groupe vend non plus des billets de match, mais des séjours complets autour de l’événement : transport, hébergement, restauration, visite culturelle, billetterie. C’est exactement ce que la Formule 1 fait à Abou Dhabi, ce que la NFL fait pour le Super Bowl, ce que le rugby fait pour la Coupe du monde.

Culture + tourisme : la chaîne « festival-destination ». Un grand festival musical africain, regroupé avec une plateforme de réservation hôtelière et un opérateur d’expériences locales, transforme un événement de trois jours en destination touristique annuelle. Coachella ne nous vend pas seulement de la musique, il vend la Californie. Tomorrowland ne vend pas un festival, il vend la Belgique. L’Afrique a déjà les festivals . Il nous manque des groupes intégrés qui transforment chaque édition en chaîne de revenus complète.

Sport + média + données : la chaîne « contenu-audience-sponsor ». Un club ou une fédération qui se rapproche d’un producteur de contenu et d’une société d’analyse de données crée une plateforme média propriétaire. Plus besoin de céder les droits à un diffuseur étranger pour une fraction de leur valeur. Plus besoin de vendre des sponsorings à l’aveugle. Le groupe contrôle son audience, ses données, et négocie directement avec les marques. C’est ce que Real Madrid TV a construit. C’est ce que la NBA League Pass a construit. Aucun acteur africain ne le fait encore à l’échelle continentale.

Culture + sport + éducation : la chaîne « talent-formation-marché ». Une académie sportive rachète ou s’associe à un label musical et à une école de production audiovisuelle. Pourquoi ? Parce que les jeunes Africains de 15 à 25 ans sont déjà, dans les faits, des consommateurs hybrides : ils écoutent de la musique pendant qu’ils s’entraînent, ils suivent leur joueur préféré sur TikTok, ils consomment du contenu sportif comme du contenu culturel. Le groupe qui détient les talents et les outils de production et la distribution capte une valeur que personne ne capte aujourd’hui. C’est le modèle que Roc Nation, fondé par Jay-Z, applique depuis dix ans aux États-Unis : une seule maison pour la musique, le sport et le contenu.

Ce qui doit changer

Préalable : les entrepreneurs africains doivent rester unis et briser les barrières inutiles. C’est la condition zéro. Aucune des étapes qui suivent n’arrive si nous continuons à nous regarder en concurrents là où nous devrions nous regarder en partenaires. Trop de chefs d’entreprise africains voient leur voisin de marché comme un rival à neutraliser, jamais comme un complément à rapprocher. Cette méfiance coûte plus cher à l’Afrique que tous les obstacles réglementaires réunis.

La M&A n’est pas qu’une opération financière. C’est d’abord une opération humaine : deux fondateurs qui acceptent de s’asseoir à la même table, de poser leurs egos, et de regarder ce que leurs deux entreprises font mieux ensemble que séparément. Un hôtelier ivoirien et un hôtelier sénégalais ne sont pas en concurrence, leurs marchés sont distincts, leurs forces sont complémentaires, et leur union créerait une chaîne ouest-africaine que ni l’un ni l’autre ne peut bâtir seul. Un promoteur d’événements à Lagos et un promoteur à Nairobi ne se prennent rien : ils peuvent partager des sponsors continentaux que ni l’un ni l’autre n’attire seul.

Il faut donc faire trois choses, dans l’ordre, avant tout le reste : identifier nos complémentarités (qui apporte quoi que l’autre n’a pas), arrêter de voir des frontières là où il n’y a que des marchés voisins et construire la confiance par des collaborations légères avant les rapprochements lourds. Co-produire un événement ensemble avant de fusionner. Partager un sponsor avant de partager un capital. Les rachats ne réussissent jamais entre des gens qui ne se font pas confiance, et la confiance ne tombe pas du ciel, elle se construit par des petits engagements tenus.

Tant que ce préalable n’est pas posé, le reste n’est que théorie.

Premièrement, l’argent africain doit bouger. Les bailleurs (SFI, Proparco, MIGA, AFD) font du bon travail, mais ils ne suffiront pas. Il faut que les fonds de pension africains, les fonds souverains, les grandes familles et les grandes entreprises se mettent à investir dans des opérations sport-culture-tourisme. L’argent existe. Il dort dans des bons du Trésor.

Deuxièmement, les conseillers doivent suivre. les cabinets et agence de consulting doivent travailler sur des dossiers africains. Avocats, banquiers d’affaires, auditeurs, intégrateurs : cet écosystème existe à Lagos, Nairobi, Casablanca, Le Caire, Abidjan, Johannesburg. Il n’a juste pas encore basculé vers ces secteurs.

Troisièmement, les fondateurs doivent se préparer. La plupart des entrepreneurs africains du sport, de la culture et du tourisme n’ont pas de comptes audités, ni de gouvernance solide, ni les documents qu’un acheteur sérieux va exiger. Ça se règle en 12 à 24 mois si on s’y met. Ça ne se règle pas en 24 heures quand un vrai acheteur frappe à la porte. Le travail commence maintenant.

La fenêtre

Le marché mondial des M&A entre dans 2026 avec des capitaux disciplinés qui cherchent des actifs de qualité dans des secteurs résilients et démographiquement porteurs. L’Afrique est l’une des thèses long terme les plus attractives qui existent, et elle reste largement ignorée.

C’est notre fenêtre. Les 36 prochains mois diront si l’Afrique bâtit ses propres champions panafricains dans le sport, la culture et le tourisme, ou si elle regarde les autres les construire, puis nous les revendre.

La M&A n’est pas le seul outil. Mais c’est le plus rapide. Et le compteur tourne déjà

Sources

Poids des grands groupes mondiaux dans nos secteurs

W Hospitality Group / Africa Hospitality Investment Forum, African Hotel Chain Development Pipeline 2026 : les 5 grands groupes mondiaux (Marriott, Hilton, Accor, Radisson, IHG) concentrent 66 % des hôtels et 71 % des chambres du pipeline africain.

AltexSoft, Top Hotel Groups, Chains, and Brands 2025-2026 : données revenus 2025 d’Accor (~5,6 Mds €) et Marriott (~25 Mds $). altexsoft.com

Financial Mail (Business Day), Sport’s other set of rapidly changing rules (février 2026) : rachat de MultiChoice par Canal+ pour 2,2 Mds $. financialmail.businessday.co.za

AllAfrica / CAF, Canal+ & Supersport Bring CAF TotalEnergies AFCON Morocco 2025 in Style (novembre 2025) : couverture de la CAN par Canal+ et SuperSport.

IFPI, Global Music Report 2026 (publié le 18 mars 2026) : marché mondial de la musique enregistrée à 31,7 Mds $ en 2025 ; Afrique subsaharienne à 120 M$ (soit ~0,38 % du marché mondial) ; +15,2 % de croissance YoY pour l’Afrique subsaharienne, Afrique du Sud représentant 78,1 % du marché régional. ifpi.org

Music In Africa, Sub-Saharan Africa music revenues rise 15% to $120M – IFPI (mars 2026) : reprise et analyse régionale du rapport IFPI. musicinafrica.net

Données globales sur la M&A dans le sport

Oaklins, Breaking records in sports (mars 2025) : 410 transactions sportives en 2024, +44 % vs 2023. oaklins.com

Consultancy.eu, Sports M&A continues growth path (février 2026) : +19 % en 2025 ; 61 % du flux porté par les acquéreurs stratégiques et le PE. consultancy.eu

Deloitte, 2025 Sports Investment Outlook (mars 2025). deloitte.com

Sportico, Youth Sports Was 2025’s Breakout M&A Theme (décembre 2025). sportico.com

Données sur la M&A dans l’hôtellerie, le tourisme et les loisirs

KPMG, M&A Trends in Travel, Leisure and Hospitality – H2 2025 (février 2026) : valeur des transactions +83 % en glissement annuel ; opérations Blackstone/Hamilton Island, KSL/Tortuga/Playa, MCR/Soho House. kpmg.com

Afrique : sport, capital et infrastructure

IFC (Banque mondiale) et Proparco (Groupe AFD), Boosting Job Creation in Africa’s Sports Sector (juillet 2025) : 50 M$ d’investissement dans Helios Sports and Entertainment. ifc.org

MIGA / Banque mondiale, Transforming Hospitality in Africa (avril 2025) : fonds Kasada, 2 900 chambres dans 7 pays africains. miga.org

Afrique : tech, M&A et cadre réglementaire

TechCabal Insights, via MEXC News, 60 major M&A deals in Africa’s tech ecosystem in 2025 : 66 acquisitions tech en 2025 (+69 %).

Dentons, East African Community Competition Authority to receive M&A notifications effective 1st November 2025 (septembre 2025). dentons.com

Consultancy.africa, Mergers & Acquisitions news in Africa : Afrika Invest racheté par Egeria (octobre 2025). consultancy.africa

Données macroéconomiques et sectorielles

Banque mondiale / MIGA : projections tourisme subsaharien : 168 Mds $ et 18 millions d’emplois d’ici 2033.

UNESCO : données sur l’emploi dans les industries créatives africaines.

Article rédigé en mai 2026. Toutes les données sont arrêtées aux dernières publications disponibles à cette date.

Hervé Dassoundo

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